Iran

Damas, Beyrouth, Ankara: la nouvelle carte du Levant
Pendant que la France mise sur la reconstruction syrienne et que l'Iran cherche à revenir dans le jeu régional, le Liban, lui, reste à l'écart, oublié du cortège présidentiel français et des priorités diplomatiques. Entre insécurité persistante et rivalités de puissances, Paris joue seul sa carte au Levant, sans filet américain.

Guerre en Iran: «Les médias occidentaux déforment la réalité»
Un groupe d’Iraniens, tous titulaires d’un doctorat de l’EPFL, a contacté notre rédaction pour partager une vision de la guerre et de la réalité iranienne qui tranche avec celle véhiculée par les grands médias occidentaux. Témoignages à contre-courant.

La «paix» au Proche-Orient nous sauvera-t-elle de la crise économique?
Du brut à l'hélium, du soufre au naphta, la guerre américano-israélienne contre l'Iran a mis à nu la fragilité des chaînes d'approvisionnement mondiales. L'accord de paix entre Washington et Téhéran ouvre la voie à une décrue. Mais les plaies économiques mettront des mois à se résorber.

L’accord américano-iranien: la fin du Moyen-Orient américain?
Les négociations entre Washington et Téhéran, ainsi que les conséquences de la guerre, alimentent les interrogations sur l’avenir du Moyen-Orient. Au-delà du dossier nucléaire, la crise d’Ormuz et la résilience iranienne pourraient avoir révélé les limites du leadership américain et accélérer l’émergence d’un ordre régional plus multipolaire, où de nouvelles puissances entendent désormais peser sur les équilibres stratégiques.

Vivre sous les décombres du possible en Iran
Ils parlent depuis l'intérieur d'un pays que l'on ne voit plus qu'en flammes. Ces Iraniens ont accepté de témoigner via des canaux sécurisés, au péril de leur vie. Ils ne plaident ni pour le régime des mollahs, ni pour ceux qui le bombardent. Ils racontent un Iran sous les bombes et sous surveillance, coupé du monde. Leurs voix, rares et précieuses, disent le quotidien fracassé de millions d'hommes et de femmes que la guerre a réduits au silence.

Moyen-Orient: la guerre des nuages et le spectre des armes climatiques
Après plusieurs années de sécheresse, le retour inattendu des pluies et de la neige dans plusieurs régions iraniennes alimente d’étranges interrogations. Dans un contexte de guerre avec Israël et les Etats-Unis, certains responsables et médias iraniens évoquent l’hypothèse d’une «guerre climatique» et accusent des puissances étrangères d’avoir manipulé les conditions météorologiques. Entre théories controversées, précédents historiques et militarisation croissante de l’environnement, ces récits révèlent surtout l’émergence de nouvelles formes de conflictualité au XXIe siècle.

Trump, l’Iran et la faillite morale d’une superpuissance
Bluffer, mentir, menacer, se renier. Dans le registre de la parole sans foi ni loi, Donald Trump s'est imposé comme un cas d'école. La Fontaine l'avait écrit: à force de crier au loup, le berger finit seul. Trump, lui, crie aux mollahs depuis la Maison-Blanche. Et le monde ne sait plus s'il doit fuir, rire ou avoir peur.

Iran: l’Etat fantôme et ses trois gardiens
Dans la brume de la trêve et des négociations d'Islamabad, le régime des mollahs révèle une métamorphose silencieuse. Sans guide visible, sans économie viable, face à un peuple épuisé mais étrangement soudé, la République islamique entre dans une phase inédite de son histoire.

Mais où sont passés les crimes de guerre?
Dans les guerres contemporaines, tous les camps estiment être du bon côté de l’histoire — mais tous ne sont pas jugés de la même manière. Derrière les récits dominants, une réalité plus dérangeante apparaît: celle d’une indignation sélective, où certains crimes de guerre sont amplifiés tandis que d’autres sont passés sous silence. Un double standard qui façonne notre perception des conflits.

L’exhibitionnisme de la cruauté
Le spectacle est aussi choquant que la mesure elle-même. Le ministre israélien Itamar Ben-Gvir célèbre l’adoption de la peine de mort réservée aux Palestiniens, triomphant, rigolard, bouteille de champagne à la main. Nombre de soldats israéliens diffusent sur les réseaux des vidéos où on les voit humilier des prisonniers à terre, entre les flashs des incendies provoqués en Iran. La guerre des images se déchaîne plus que jamais.

La guerre en Iran vue d’Afrique
Même si les responsables politiques font preuve d’une certaine retenue, par crainte de mesures de rétorsion, aux yeux d’une bonne partie de l’opinion publique africaine, la guerre menée par les Etats-Unis et Israël en Iran est illégale et relève de l’hégémonie occidentale sur le reste du monde.

La guerre sans visages: le Moyen-Orient à l’heure de la censure de la mort
Il y a quelque chose d'obscène dans la propreté de cette guerre. Depuis que les Etats-Unis et Israël ont lancé leurs premières frappes contre l'Iran, le 28 février dernier, les écrans du monde entier sont remplis de panaches de fumée, de graphiques militaires, de porte-parole en uniforme récitant des bilans aussi précis qu'abstraits. Mais pas l’ombre d’une victime.

Les fous de Dieu incendient le monde
Dans toutes les guerres les belligérants défendent ce qu’ils croient être leurs intérêts nationaux, sécuritaires, économiques, géopolitiques. Mais au cœur du trio engagé dans le conflit actuel au Moyen-Orient, une autre donne pèse lourd. L’extrémisme religieux. Trois eschatologies se mêlent et s’affrontent. Judaïque, évangélique et chiite.

Iran: Washington face au piège du temps long
Alors que les Etats-Unis pensaient maîtriser l’escalade, l’Iran impose un autre rythme, fondé sur la durée, l’usure et la stratégie indirecte. Au-delà de la surprise militaire, c’est un décalage profond de temporalité qui se révèle, plaçant Washington face à un conflit dont il ne contrôle ni le tempo ni l’issue, au risque d’une crise politique majeure.

Etats-Unis vs Iran: la guerre inévitable qui pouvait être évitée
Donald J. Trump a lancé les Etats-Unis dans une guerre suicidaire en comptant sur la divine providence pour la gagner. L’attaque américaine contre l’Iran du 28 février 2026 marque une rupture majeure dans l’ordre international. Décidée sans déclaration de guerre et au mépris des avertissements du renseignement, elle semble relever autant d’un pari stratégique que d’une conviction idéologique et religieuse.

Les hommes qui croient pouvoir renverser des régimes
Depuis un abri en Israël, Avraham Burg, ancien parachutiste israélien et homme politique de haut rang du parti travailliste Awoda, rappelle qu’il ne suffit pas d’éliminer un dirigeant pour transformer un pays. Car de l’Afghanistan à l’Irak, du Liban à l’Iran, l’histoire montre que les sociétés survivent à leurs gouvernements. Et que cette stratégie en dit moins sur les leaders qui doivent être renversés que sur la psychologie de ceux qui croient pouvoir façonner l'histoire.



