Iran

Moyen-Orient: la guerre des nuages et le spectre des armes climatiques
Après plusieurs années de sécheresse, le retour inattendu des pluies et de la neige dans plusieurs régions iraniennes alimente d’étranges interrogations. Dans un contexte de guerre avec Israël et les Etats-Unis, certains responsables et médias iraniens évoquent l’hypothèse d’une «guerre climatique» et accusent des puissances étrangères d’avoir manipulé les conditions météorologiques. Entre théories controversées, précédents historiques et militarisation croissante de l’environnement, ces récits révèlent surtout l’émergence de nouvelles formes de conflictualité au XXIe siècle.

Trump, l’Iran et la faillite morale d’une superpuissance
Bluffer, mentir, menacer, se renier. Dans le registre de la parole sans foi ni loi, Donald Trump s'est imposé comme un cas d'école. La Fontaine l'avait écrit: à force de crier au loup, le berger finit seul. Trump, lui, crie aux mollahs depuis la Maison-Blanche. Et le monde ne sait plus s'il doit fuir, rire ou avoir peur.

Iran: l’Etat fantôme et ses trois gardiens
Dans la brume de la trêve et des négociations d'Islamabad, le régime des mollahs révèle une métamorphose silencieuse. Sans guide visible, sans économie viable, face à un peuple épuisé mais étrangement soudé, la République islamique entre dans une phase inédite de son histoire.

Cessez-le-feu Iran-Etats-Unis: une mise en scène pour masquer une victoire iranienne?
Présenté comme une victoire diplomatique de Washington, ce cessez-le-feu pourrait en réalité traduire un recul stratégique américain. En filigrane, l’accord révèle l’influence croissante de nouveaux équilibres géopolitiques, notamment sous l’impulsion de la Chine.

L’exhibitionnisme de la cruauté
Le spectacle est aussi choquant que la mesure elle-même. Le ministre israélien Itamar Ben-Gvir célèbre l’adoption de la peine de mort réservée aux Palestiniens, triomphant, rigolard, bouteille de champagne à la main. Nombre de soldats israéliens diffusent sur les réseaux des vidéos où on les voit humilier des prisonniers à terre, entre les flashs des incendies provoqués en Iran. La guerre des images se déchaîne plus que jamais.

La guerre en Iran vue d’Afrique
Même si les responsables politiques font preuve d’une certaine retenue, par crainte de mesures de rétorsion, aux yeux d’une bonne partie de l’opinion publique africaine, la guerre menée par les Etats-Unis et Israël en Iran est illégale et relève de l’hégémonie occidentale sur le reste du monde.

La guerre sans visages: le Moyen-Orient à l’heure de la censure de la mort
Il y a quelque chose d'obscène dans la propreté de cette guerre. Depuis que les Etats-Unis et Israël ont lancé leurs premières frappes contre l'Iran, le 28 février dernier, les écrans du monde entier sont remplis de panaches de fumée, de graphiques militaires, de porte-parole en uniforme récitant des bilans aussi précis qu'abstraits. Mais pas l’ombre d’une victime.

Iran, une nouvelle guerre pour le pétrole?
Et si le pétrole était, finalement, l’une des causes premières de la guerre en Iran? Beaucoup d’experts ont spéculé sur les raisons, en apparence irrationnelles, de l’administration Trump derrière le déclenchement des frappes contre Téhéran. Contrairement au Venezuela, l’accaparement des hydrocarbures n’a pas été immédiatement au centre de l’attention médiatique. Pourtant, l’Iran regorge de richesses pétro-gazières et les Etats-Unis, dans le contexte du développement rapide des technologies numériques – en particulier l’IA, extrêmement énergivore – en ont plus que jamais besoin.

Iran: Washington face au piège du temps long
Alors que les Etats-Unis pensaient maîtriser l’escalade, l’Iran impose un autre rythme, fondé sur la durée, l’usure et la stratégie indirecte. Au-delà de la surprise militaire, c’est un décalage profond de temporalité qui se révèle, plaçant Washington face à un conflit dont il ne contrôle ni le tempo ni l’issue, au risque d’une crise politique majeure.

Etats-Unis vs Iran: la guerre inévitable qui pouvait être évitée
Donald J. Trump a lancé les Etats-Unis dans une guerre suicidaire en comptant sur la divine providence pour la gagner. L’attaque américaine contre l’Iran du 28 février 2026 marque une rupture majeure dans l’ordre international. Décidée sans déclaration de guerre et au mépris des avertissements du renseignement, elle semble relever autant d’un pari stratégique que d’une conviction idéologique et religieuse.

Les hommes qui croient pouvoir renverser des régimes
Depuis un abri en Israël, Avraham Burg, ancien parachutiste israélien et homme politique de haut rang du parti travailliste Awoda, rappelle qu’il ne suffit pas d’éliminer un dirigeant pour transformer un pays. Car de l’Afghanistan à l’Irak, du Liban à l’Iran, l’histoire montre que les sociétés survivent à leurs gouvernements. Et que cette stratégie en dit moins sur les leaders qui doivent être renversés que sur la psychologie de ceux qui croient pouvoir façonner l'histoire.

Les Européens entraînés dans le chaos
La guerre au Moyen-Orient nous concerne plus que nous ne le ressentons. Avec, bien sûr, les fâcheux effets économiques. Avec la dérisoire question des touristes bloqués. Mais, bien plus encore, parce qu’elle révèle nos faiblesses et nos contradictions.

Pourquoi l’Iran est un piège pour Trump et les Etats-Unis
L’Iran s’impose aujourd’hui comme l’un des dossiers géopolitiques les plus sensibles de la présidence Trump. Entre promesse de mettre fin aux «guerres sans fin», pressions idéologiques internes et rivalités stratégiques mondiales, toute escalade militaire risquerait de transformer une crise régionale en tournant majeur de l’ordre international. Retour sur les racines historiques, politiques et énergétiques d’un piège potentiellement décisif pour Washington.

Zahra Banisadr, un regard sur l’Iran et la Suisse
Cette rayonnante personnalité neuchâteloise — elle a reçu le doctorat honoris causa en 2025, le prix de la Ville en 2015 — a une connaissance approfondie de l’Iran, son pays d’origine, du nôtre, de la France aussi. Après le fracas des manifestations iraniennes et leur abominable répression, après les commentaires enflammés et divergents de la diaspora et ceux, hâtifs, des médias peu informés de l’histoire de la Perse, écoutons la voix de la fille de Abolhassan Bani Sadr, premier président de la République islamique. Laïque, républicain, élu par le peuple en janvier 1980, chassé du pouvoir par les islamistes en juin 1981, exilé à Paris.

Moyen-Orient et fronde des Pays du Golfe: vers un ordre post-occidental?
Et si le véritable tournant stratégique du Moyen-Orient ne venait pas de Washington, mais du Golfe? En bloquant l’option militaire américaine contre l’Iran — au grand dam de Benjamin Netanyahou — les monarchies du Golfe actent une rupture historique: fin de l’alignement automatique, rejet du risque israélien et entrée assumée dans la multipolarité. Derrière ce basculement silencieux, une certitude nouvelle: la stabilité vaut désormais plus que les alliances héritées.

Syrie: de la chute à l’effondrement?
Le pays, autrefois acteur clé du Levant, est un Etat failli. Sans autorité, sans souveraineté, sans horizon politique. Morcelé, il est devenu un espace géopolitique ouvert, le terrain de jeu des puissances extérieures. Ce qui s’y joue dépasse le cadre syrien: dans le vide laissé par la disparition de l’Etat, la confrontation entre Israël et la Turquie s’annonce comme le prochain acte d’un conflit régional inévitable.



