Édition du 22 mai 2026

Politique

Quand l’Etat-pirate américain mobilise son arsenal

Guy Mettan

Le second épisode de cette série sur les méthodes flibustières américaines détaille comment les Etats-Unis ont progressivement fait de la guerre —militaire, économique, informationnelle — un instrument central de leur domination mondiale. Car, derrière le discours du «soft power» et de la défense des valeurs occidentales, se déploie une logique de coercition continue, étendue aujourd’hui à l’ensemble de la planète. Une stratégie impériale qui, avec Donald Trump, assume désormais sa brutalité sans détour.

Le 4 juillet prochain, les Etats-Unis célébreront leur 250e anniversaire. En 250 ans, ils n’auront connu qu’une vingtaine d’années de paix et auront déclenché plus de 200 guerres ou interventions militaires un peu partout dans le monde. Sans compter les changements de régime par la violence (environ 70 tentatives depuis 1945).
Donald Trump, comme Bill Clinton ou Barack Obama avant lui, a été élu en promettant qu’il mettrait fin aux «guerres stupides» déclenchées par ses prédécesseurs. Dix-huit mois à peine après son retour au pouvoir, il n’en a cessé aucune (voir l’Ukraine et la Palestine) et, outre son incursion armée contre le Venezuela, en est déjà à sa deuxième guerre contre l’Iran.
Parler de «puissance bienveillante» à propos des Etats-Unis relève donc du syndrome de Stockholm ou du doux euphémisme, pour ne pas dire du mensonge éhonté. Quels que soient leurs présidents, les Nord-Américains restent intoxiqués à la guerre. Laquelle apparaît, sur une si longue durée, non pas comme un accident dû au hasard ou à la malignité des méchants, mais bel et bien comme l’outil privilégié de leur domination.
Cet instrument, il faut le reconnaître, ils ont su l’utiliser avec une habileté rare depuis un siècle, soit depuis que Woodrow Wilson a décidé d’entrer dans la Première Guerre mondiale aux côtés des alliés franco-britanniques, au nom de l’idéalisme humanitaire, de la défense de la démocratie et de la libération des peuples opprimés.
Lire la suite…

Zestes de culture

Le dessin de la semaine

{acf_categorie} / Royal Pop: hypnose collective

{acf_personne}

Le hantavirus débarque

Valott
Economie, Politique

La valse opaque des milliards européens

L’Union européenne a construit un système de solidarité entre les régions et les Etats qui a fait ses preuves. Mais son opération de soutien lors de la crise Covid a débouché sur un cafouillage total. C’est la Cour des comptes européenne qui le dit. Et gare aux cadeaux pour l’Ukraine.
Jacques Pilet
Histoire, Santé

L’hantavirus, vieux compagnon des armées

Le cluster découvert sur le navire de croisière MV Hondius a mis en lumière, à la faveur d’un traitement médiatique rappelant un peu les débuts du Covid, l’existence de l’hantavirus des Andes. En fait, les hantavirus accompagnent les armées du monde entier depuis un siècle. Une étude académique, publiée en (...)
Martin Bernard
Economie, Politique

Comment les Etats-Unis tentent de faire main basse sur le magot énergétique mondial

Derrière les conflits récents, de l’Ukraine au Moyen-Orient, se joue une bataille bien plus vaste: celle du contrôle des ressources énergétiques mondiales. Depuis plus d’une décennie, Washington avance ses pions pour consolider sa domination, au prix d’un enchaînement de crises et de déstabilisations. Une stratégie désormais assumée et aux conséquences (...)
Guy Mettan
Politique

A Jérusalem, porter une croix devient dangereux

Dans la Ville Sainte, les violences contre les chrétiens se multiplient depuis le 7 octobre 2023. Agressions physiques, pressions foncières, accès aux lieux saints refusé… Arméniens comme orthodoxes, présents depuis plus de quinze siècles sur les lieux, se battent pour y rester.
Martin Bernard
Politique

Libye, le pays qui ne veut pas naître

Le pays le plus riche du Maghreb est aussi celui qui refuse, depuis quinze ans, d’exister en tant qu’Etat. Dans une impasse constitutionnelle délibérément entretenue, deux gouvernements rivaux se disputent un territoire fragmenté en féodalités armées. Pendant que les chefs de guerre se partagent les revenus pétroliers, des citoyens n’ont (...)
Sid Ahmed Hammouche
EconomieAccès libre

Pharma: quand les géants rachètent leurs rivaux pour mieux les enterrer

De Biontech à Sanofi, en passant par Pfizer et Novo Nordisk, les «rachats prédateurs» se multiplient dans l’industrie pharmaceutique. Derrière les discours sur les synergies et l’innovation, certaines acquisitions viseraient surtout à neutraliser des concurrents prometteurs, à préserver des positions dominantes et à maintenir des prix élevés — au détriment (...)
Martina Frei

Nos lecteurs et lectrices nous écrivent

PolitiqueAccès libre

Jusqu’où la Suisse peut-elle absorber la croissance de sa population?

Michel Vonlanthen réagit à l’article de Jacques Pilet «Trop d’étrangers? Vieux débat… sur l’avenir». En prévision de la votation du 14 juin prochain sur l'initiative populaire «Pas de Suisse à 10 millions!», il analyse les tensions liées à la croissance démographique en Suisse et interroge le rôle des dynamiques économiques (...)
Bon pour la tête