Alors que les Etats-Unis pensaient maîtriser l’escalade, l’Iran impose un autre rythme, fondé sur la durée, l’usure et la stratégie indirecte. Au-delà de la surprise militaire, c’est un décalage profond de temporalité qui se révèle, plaçant Washington face à un conflit dont il ne contrôle ni le tempo ni l’issue, au risque d’une crise politique majeure.
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Ce n’est sans doute pas un hasard si les échecs sont nés chez les Perses. Dans ce jeu, la victoire ne revient pas au plus puissant, mais à celui qui sait anticiper, temporiser, déplacer le rapport de force et piéger son adversaire dans la durée.
Cette logique dépasse largement le cadre du jeu. Elle renvoie à une manière de penser la stratégie — indirecte, patiente, inscrite dans le temps long — souvent déroutante pour des adversaires habitués à des rapports de force plus immédiats et frontaux. C’est précisément ce que les Etats-Unis semblent découvrir aujourd’hui.
Le 16 mars, Donald Trump a reconnu publiquement qu’il ne s’attendait ni à la puissance militaire de l’Iran, ni au niveau de performance de ses missiles. Il s’est dit surpris, voire choqué, par les capacités démontrées par Téhéran.






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