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La résistance à l’empire américain s’organise. Non sans succès!

Guy Mettan

Par Guy Mettan · Publié le 28 mai 2026 · 19 min de lecture

La résistance à l’empire américain s’organise. Non sans succès!
© Depositphotos

Le troisième volet de cette série consacrée à l’hégémonie américaine examine l’évolution de la confrontation entre les Etats-Unis et les pôles de résistance émergents, notamment eurasiens. A travers l’analyse des rapports de force économiques, militaires et géopolitiques, il met en lumière un monde de plus en plus fragmenté. Un affrontement sans issue décisive à court terme, mais des concurrents toujours plus coriaces face à un empire américain ébranlé.

Donald Trump parviendra-t-il à restaurer la puissance de l’Amérique? Ses succès récents au Venezuela, dans la vassalisation de l’Europe ainsi que dans la reprise en main des ressources pétro-gazières et financières mondiales sont-ils pérennes ou provisoires? Les questions posées dans nos deux derniers articles appellent une réponse circonstanciée: oui, les Etats-Unis sont encore capables de marquer des points, et non, car la résistance qu’ils rencontrent est de plus en plus forte, organisée et à même de leur infliger de cuisants revers. Voir l’Ukraine et l’Iran.

Pour comprendre les enjeux, il faut revenir aux tendances lourdes de l’évolution économique et géopolitique mondiale. Premier constat: la hiérarchie des nations (et donc les rapports de force qui en sont les conséquences) s’est profondément modifiée depuis 1945. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis représentaient à eux seuls près de la moitié de la puissance économique mondiale, loin devant l’Union soviétique et les empires britannique et français.

Aujourd’hui, ils ont été distancés (en parité de pouvoir d’achat) par la Chine (1e), les autres places du podium étant occupées par l’Inde (3e), la Russie (4e), le Japon (5e), soit quatre puissances asiatiques ou semi-asiatiques sur les cinq premières. En 1950, l’Occident combiné représentait 50 % du PIB mondial, contre moins de 30 % aujourd’hui. L’Occident reste prédominant dans le domaine commercial et financier, grâce à la livre sterling hier et au dollar aujourd’hui, mais il a passé au deuxième plan en matière industrielle et agricole, et fait match égal en matière technologique.

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