
Ce que la votation du 14 juin dit de nos fantasmes
Les «pour» et les «contre» l’initiative «Pas de Suisse à dix millions» échangent dans les médias des arguments rationnels, des chiffres, des prévisions, des hypothèses d’avenir. C’est le jeu. Un peu court. Le sujet est aussi émotionnel. Normal, puisque l’on parle de notre pays, de notre futur, de la vie promise à nos enfants. Comment démêler ces pulsions intimes?
La campagne officielle contre le texte en rajoute elle-même dans le chassé-croisé des sentiments. Elle parle de l’initiative du chaos. Absurde. Un «oui» ne changerait pas grand-chose avant longtemps. Les conséquences seraient parfois fâcheuses mais on pourrait vivre avec. Les initiateurs, eux, font battre les cœurs à grands renforts d’images patriotiques, de drapeaux fièrement dressés. Comme si un article de plus dans la constitution allait rebattre les cartes pour le meilleur. Paroles, paroles… Lire la suite






