géopolitique

Damas, Beyrouth, Ankara: la nouvelle carte du Levant
Pendant que la France mise sur la reconstruction syrienne et que l'Iran cherche à revenir dans le jeu régional, le Liban, lui, reste à l'écart, oublié du cortège présidentiel français et des priorités diplomatiques. Entre insécurité persistante et rivalités de puissances, Paris joue seul sa carte au Levant, sans filet américain.

Amérique latine: le grand virage
Enfin un sujet de contentement pour Donald Trump. Son poulain, qui est aussi citoyen des Etats-Unis et a voté pour lui, va accéder à la présidence de la Colombie. Dans un pays profondément divisé, il a manqué à la gauche sortante 250 000 voix sur 26 millions de votants. Il ne restera que deux nations en Amérique latine, pas des moindres il est vrai, pour affirmer encore leur souveraineté face à Washington: le Brésil et le Mexique.

La Genève internationale perd sa centralité
La crise financière des organisations internationales ne fait qu'accélérer une évolution plus profonde: dans un monde devenu multipolaire, Genève perd progressivement la position centrale qu'elle occupait au sein de la gouvernance mondiale.

L’accord américano-iranien: la fin du Moyen-Orient américain?
Les négociations entre Washington et Téhéran, ainsi que les conséquences de la guerre, alimentent les interrogations sur l’avenir du Moyen-Orient. Au-delà du dossier nucléaire, la crise d’Ormuz et la résilience iranienne pourraient avoir révélé les limites du leadership américain et accélérer l’émergence d’un ordre régional plus multipolaire, où de nouvelles puissances entendent désormais peser sur les équilibres stratégiques.

La «paix» au Proche-Orient nous sauvera-t-elle de la crise économique?
Du brut à l'hélium, du soufre au naphta, la guerre américano-israélienne contre l'Iran a mis à nu la fragilité des chaînes d'approvisionnement mondiales. L'accord de paix entre Washington et Téhéran ouvre la voie à une décrue. Mais les plaies économiques mettront des mois à se résorber.

La résistance à l’empire américain s’organise. Non sans succès!
Le troisième volet de cette série consacrée à l’hégémonie américaine examine l’évolution de la confrontation entre les Etats-Unis et les pôles de résistance émergents, notamment eurasiens. A travers l’analyse des rapports de force économiques, militaires et géopolitiques, il met en lumière un monde de plus en plus fragmenté. Un affrontement sans issue décisive à court terme, mais des concurrents toujours plus coriaces face à un empire américain ébranlé.

La Syrie sous emprise russe, ou comment Moscou tient encore Damas
Bachar el-Assad a fui chez Poutine, mais la Russie, elle, est restée en Syrie. Cinquante ans de présence soviétique puis russe ont imprégné l'armée syrienne, ses élites, ses dettes et ses infrastructures d'une dépendance si profonde qu'aucun changement de régime ne saurait l'effacer d'un trait. Le président Ahmad al-Charaa le sait: se libérer de Moscou ne se fera pas en une rupture immédiate, c'est un chantier qui va durer plusieurs décennies.

Quand l’Etat-pirate américain mobilise son arsenal
Le second épisode de cette série sur les méthodes flibustières américaines détaille comment les Etats-Unis ont progressivement fait de la guerre —militaire, économique, informationnelle — un instrument central de leur domination mondiale. Car, derrière le discours du «soft power» et de la défense des valeurs occidentales, se déploie une logique de coercition continue, étendue aujourd’hui à l’ensemble de la planète. Une stratégie impériale qui, avec Donald Trump, assume désormais sa brutalité sans détour.

Comment les Etats-Unis tentent de faire main basse sur le magot énergétique mondial
Derrière les conflits récents, de l’Ukraine au Moyen-Orient, se joue une bataille bien plus vaste: celle du contrôle des ressources énergétiques mondiales. Depuis plus d’une décennie, Washington avance ses pions pour consolider sa domination, au prix d’un enchaînement de crises et de déstabilisations. Une stratégie désormais assumée et aux conséquences globales. Premier épisode d'une série d'articles.

Le Liban entre ruines et rêves
Des gravats de la Dahiyé aux salons feutrés de Washington, le Liban se cherche un avenir. Portrait d'un pays épuisé, tiraillé entre guerre et paix, résistance et normalisation, avec un Etat absent et une milice qui refuse de mourir. Un nouveau Liban peut-il naître de ces cendres?

Trump, l’Iran et la faillite morale d’une superpuissance
Bluffer, mentir, menacer, se renier. Dans le registre de la parole sans foi ni loi, Donald Trump s'est imposé comme un cas d'école. La Fontaine l'avait écrit: à force de crier au loup, le berger finit seul. Trump, lui, crie aux mollahs depuis la Maison-Blanche. Et le monde ne sait plus s'il doit fuir, rire ou avoir peur.

L’Europe de l’Est restera turbulente
Soulagement, cris de victoire à Bruxelles et dans plusieurs capitales. Viktor Orban écrabouillé par les électeurs hongrois, l’UE célèbre le coup porté au «national-populisme». Courte vue. Le nouveau premier ministre est un conservateur nationaliste endurci et, dans le voisinage est-européen, d’autres pouvoirs feront encore grincer la machine.

L’Ukraine à l’offensive tous azimuts
L’attention du monde s’en était détournée. En ce printemps 2026, sur ce théâtre, il se produit pourtant des rebonds qui changent les perspectives d’avenir. Pas d’issue à la guerre pour le moment, mais les rapports de force se modifient.

Vainqueur ou vaincu, Viktor Orban continuera à compter
A quelques jours d’échéances électorales décisives en Hongrie et en Bulgarie, l’Union européenne tente, une fois de plus, de peser sur des scrutins à haut risque politique pour elle. Entre tensions avec Budapest, recomposition des forces à Sofia et montée des courants souverainistes, les résultats de ces élections pourraient compliquer encore davantage les relations entre l’Europe centrale et Bruxelles.

La guerre en Iran vue d’Afrique
Même si les responsables politiques font preuve d’une certaine retenue, par crainte de mesures de rétorsion, aux yeux d’une bonne partie de l’opinion publique africaine, la guerre menée par les Etats-Unis et Israël en Iran est illégale et relève de l’hégémonie occidentale sur le reste du monde.

Max Petitpierre, le courage de négocier avec les méchants
Elu conseiller fédéral fin 1944, Max Petitpierre a su, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, sortir la Suisse de son isolement en renouant des relations diplomatiques aussi bien avec les Etats-Unis qu’avec l’Union soviétique. A l’heure où les tensions internationales ravivent les réflexes idéologiques et les divisions, son pragmatisme et son sens de la mesure offrent un éclairage précieux sur le rôle que la Suisse pourrait – ou devrait – jouer aujourd’hui sur la scène mondiale.



