Vainqueur ou vaincu, Viktor Orban continuera à compter


A quelques jours d’échéances électorales décisives en Hongrie et en Bulgarie, l’Union européenne tente, une fois de plus, de peser sur des scrutins à haut risque politique pour elle. Entre tensions avec Budapest, recomposition des forces à Sofia et montée des courants souverainistes, les résultats de ces élections pourraient compliquer encore davantage les relations entre l’Europe centrale et Bruxelles.
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L’Union européenne réussira-t-elle à renverser Viktor Orban aux élections hongroises de dimanche? Et le 19 avril en Bulgarie, réussira-t-elle à contenir la vague eurosceptique et neutraliste incarnée par l’ex-président Roumen Radev? Budapest et Sofia suivront-elles le scénario moldave et roumain, qui avait vu les élections nationales trafiquées et confisquées par les européistes, ou choisiront-elles la voie ouverte par Robert Fico en Slovaquie et Andrej Babis en Tchéquie? L’avenir des pays d’Europe centrale est ainsi fait que ce ne sont souvent plus les peuples qui décident démocratiquement de leur destin, mais les instances au pouvoir à Bruxelles.
L’Union européenne joue en effet gros en Hongrie. Depuis une dizaine d’années, Viktor Orban a pris le leadership de la résistance aux diktats centralisateurs de la Commission. C’est lui qui bloque les 90 milliards que Bruxelles cherche par tous les moyens à verser à l’Ukraine pour poursuivre la guerre contre la Russie. C’est lui qui mène le combat pour la poursuite des livraisons de gaz et de pétrole russes dont les filiales hongroises du secteur automobile ont besoin pour se développer et conserver leur compétitivité.
Bataille politique sous haute tension en Hongrie
L’Ukraine et l’Union européenne ont été au cœur de la campagne de Viktor Orban, marquée par des échanges au vitriol entre les dirigeants des deux camps. Kiev a fermé le robinet de l’oléoduc Droujba sous le prétexte d’un bombardement russe tout en organisant un sabotage contre le gazoduc qui livrait du gaz par le sud (des charges explosives ont été découvertes près des tuyaux en Serbie). Les services ukrainiens en ont rajouté une couche en mettant sur écoute le portable du ministre hongrois des affaires étrangères Péter Szijjártó et en publiant ses communications avec Moscou afin de pouvoir l’accuser de trahir l’Europe.




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