élections

Vainqueur ou vaincu, Viktor Orban continuera à compter
A quelques jours d’échéances électorales décisives en Hongrie et en Bulgarie, l’Union européenne tente, une fois de plus, de peser sur des scrutins à haut risque politique pour elle. Entre tensions avec Budapest, recomposition des forces à Sofia et montée des courants souverainistes, les résultats de ces élections pourraient compliquer encore davantage les relations entre l’Europe centrale et Bruxelles.

En Afrique, à quoi servent (encore) les élections?
Des scrutins sans surprise, des Constitutions taillées sur mesure, des opposants muselés: la démocratie africaine tourne à la farce, soutenue ou tolérée par des alliés occidentaux soucieux de préserver leurs intérêts. Au grand dam des populations, notamment des jeunes.

Moldavie: victoire européenne, défaite démocratique
L’Union européenne et les médias mainstream ont largement applaudi le résultat des élections moldaves du 28 septembre favorable, à 50,2 %, à la présidente pro-européenne Maia Sandu. En revanche, ils ont fait l’impasse sur les innombrables manipulations qui ont entaché le scrutin et faussé les résultats. Pas un mot non plus sur l’ingérence avérée, non pas de la Russie, mais de l’Europe, dans le processus électoral. Une ingérence désormais banale dans les pays de la bordure orientale de l’Europe.

La stratégie de Netanyahu accélère le déclin démocratique d’Israël
Le quotidien israélien «Haaretz» explique comment l’ancien Premier ministre Naftali Bennett met en garde les forces de sécurité et les fonctionnaires contre une possible manipulation du calendrier électoral et la mainmise de Netanyahu sur l’appareil sécuritaire.
Entre euphorie et déception, la Roumanie face à ses casse-têtes
Il y a une façon toute simple de résumer ce qui s’est passé en Roumanie. Le gentil candidat pro-européen, le bon, a éliminé l’excité trumpiste, le méchant. Donc tout va bien. Sauf que le pays va mal. Sa population diminue, le fossé entre riches et pauvres se creuse, comme la dette de l’Etat. Il faut y aller voir.

Extrémistes? Fachos? Pro-russes? La valse des étiquettes
Ces deux évènements donnent à réfléchir. Les services de renseignement allemands déclarent le principal parti d’opposition, l’AfD, «extrémiste de droite attesté». En Roumanie, le candidat «antisystème» arrive en tête du premier tour des élections présidentielles. Il est étiqueté «extrême-droite» et «pro-russe». Deux questions à se poser. Ces formations menacent-elles la démocratie de leur pays? Pour quelles raisons trouvent-elles la faveur d’un si grand pan de l’électorat?
Les pays africains condamnés à des simulacres d’élections présidentielles?
Les récentes élections au Gabon et le cas de Tidjane Thiam, interdit de présidentielle en Côte d’Ivoire, marquent-ils un retour à l’élimination des candidats présentant une menace pour les régimes en place et à des scores «à la soviétique»? Les scénarios auxquels nous assistons en ce début d’année 2025 ont bel et bien des airs de déjà-vu, qui rappellent le temps des partis et des candidats uniques.

La démocratie tousse. C’est grave docteur?
Elle n’est qu’un mot vide sur de vastes pans de la planète. Ou brinquebalante entre ses béquilles autoritaires. Elle subit de méchants coups aux Etats-Unis, livrée au règne des super-riches. Pour qui l’aime, vive donc l’Europe! Mais s’y porte-t-elle si bien et partout? Pas sûr.

Le trésor volé de la Roumanie
Le vol, dans la nuit du 25 janvier, de plusieurs pièces archéologiques roumaines prêtées à un petit musée hollandais, met la Roumanie en émoi. Dans un pays agité par la campagne présidentielle qui s’amorce – les dernières élections ayant été annulées avec l’appui de l’UE – l’affaire prend désormais un tour politique.

Qui manipule qui?
Les discours de fin d’année des présidents français et allemand sur la démocratie et contre l’«ingérence extérieure» pourraient prêter à sourire si Emmanuel Macron et Frank-Walter Steinmeier ne nous prenaient pas pour des idiots incapables de nous faire une opinion. Car nos pays démocratiques en connaissent un bout sur les «ingérences». Et quiconque aujourd’hui nuance le discours dominant est accusé de diffuser des «fake news».

Le coup d’Etat en Roumanie et la dérive de l’UE
L’annulation d’une élection présidentielle, aux résultats pourtant incontestés, dans un pays membre de l’UE, aurait de quoi choquer. Or la Commission européenne ne bronche pas, trop satisfaite, sans doute, de la tournure que prennent les événements anti-démocratiques en Roumanie. Car les opinions de Călin Georgescu, le candidat indépendant vainqueur du premier tour, dérangent à bien des niveaux. Cette tactique du «deux poids deux mesures» ne fait toutefois que discréditer un peu plus l’UE.

Révolution conservatrice à Bucarest
Le 8 décembre aura lieu le deuxième tour des élections présidentielle en Roumanie. Un deuxième tour qui voit s’affrontrer Elena Lasconi et Călin Georgescu, «une réédition presque à l'identique du duel Donald Trump – Kamala Harris», explique notre invité Petru Romoșan. Poète, écrivain et éditeur, il tient une émission politique hebdomadaire sur la radio GoldFM et la plate-forme SolidNews à Bucarest. Il s’exprime ici à titre personnel et son opinion n’engage pas Bon pour la tête.

Le sombre tableau de l’Europe
Les dirigeants européens félicitent Trump avec des mines longues comme ça. Sans avoir vu venir une si haute vague ni les fonds dont elle monte. Comme si l’avenir d’ici dépendait de cet évènement. Des conséquences, il y en aura, probablement fâcheuses, pas aussi prévisibles que ne le disent ces jours les «experts» si souvent fourvoyés. Ces messieurs-dames feraient mieux de voir leur propre assiette. Elle a un goût amer.
Douglas Kennedy interroge l’Amérique qui le divise
Le dernier livre de l’écrivain new yorkais au passeport européen, «Ailleurs, chez moi», déploie une fresque passionnante, mêlant expérience personnelle et observations sur le terrain, critiques vives et signes de fervente reconnaissance, à valeur de portrait kaléidoscopique d’une Amérique divorcée que son nouveau président ne «risque» pas de réconcilier…

La victoire de Trump, une bonne nouvelle (paradoxale) pour les Européens?
La victoire de Donald Trump pourrait représenter le coup de fouet dont les Européens ont besoin pour renforcer significativement leur unité et moins dépendre de l’éternel protecteur d’outre-Atlantique.

Les élections américaines ne changeront rien aux guerres en cours
On ne cesse de rabâcher que les élections américaines du 5 novembre prochain seront «plus déterminantes que jamais» pour l’avenir du monde. Le sort de la planète se jouerait entre Kamala Harris et Donald Trump, entre lumières humanistes d’un côté et ténèbres infernales de l’autre. Il n’en sera rien, car la confrontation menée par les Etats-Unis pour maintenir leur suprématie mondiale, et donc les guerres en cours en Ukraine et en Palestine, continuera de plus belle, d’une manière ou d’une autre.



