Comment Israël et son lobby ont mené l’Amérique à la guerre contre l’Iran

Jean-Pierre Vettovaglia

Par Jean-Pierre Vettovaglia · Publié le 10 juillet 2026 · 17 min de lecture

Comment Israël et son lobby ont mené l’Amérique à la guerre contre l’Iran
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Israël, son lobby et Washington: une alliance qui ne dit pas son nom, mais qui façonne depuis des décennies la politique américaine face à l'Iran. Milliardaires, néoconservateurs, évangélistes, complexe militaro-industriel, Congrès et grands médias... l'AIPAC mobilise une puissance financière et politique sans équivalent pour pousser l'Amérique vers l'affrontement avec Téhéran.

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Les liens étroits entre Israël, son lobby et le gouvernement des Etats-Unis concernant l’Iran ne sont plus à démontrer. Les deux principaux slogans de la révolution iranienne de 1979 étaient: «Mort à l’Amérique» et «Mort à Israël». La politique d’Israël à l’égard de l’Iran est celle défendue par l’AIPAC (l’American Israel Public Affairs Committee), aux Etats-Unis et en Angleterre en particulier. L’impact de l’AIPAC s’appuie fortement sur des milliardaires juifs américains, les milieux néoconservateurs, les chrétiens évangélistes, le complexe militaro-industriel, de nombreux sénateurs et députés de la Chambre des représentants, de grandes sociétés internationales et la presse mainstream. Soit une puissance politique et financière à nulle autre pareille. L’AIPAC, tout comme le gouvernement d’Israël, a toujours été là pour encourager la propension de l’Amérique à vouloir en découdre avec l’Iran.

En mars 2026, Joe Kent, directeur démissionnaire du Centre national américain contre le terrorisme, affirmait: «Il est évident que nous avons déclenché cette guerre à cause des pressions provenant d’Israël et de son puissant lobby aux Etats-Unis.» Plus récemment, le sénateur républicain Lindsey Graham déclarait: «Si l’Amérique lâche Israël, Dieu nous lâchera.»

Le monde de Trump n’est pas un monde nouveau: c’est celui de l’Amérique telle qu’on la connaît depuis la chute du Mur de Berlin et la fin de l’URSS, celui d’une hyperpuissance qui se croit «destinée» à dominer le monde.

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