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Mais où sont passés les crimes de guerre?

Guy Mettan

Par Guy Mettan · Publié le 3 avril 2026 · 14 min de lecture

Mais où sont passés les crimes de guerre?
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Dans les guerres contemporaines, tous les camps estiment être du bon côté de l’histoire — mais tous ne sont pas jugés de la même manière. Derrière les récits dominants, une réalité plus dérangeante apparaît: celle d’une indignation sélective, où certains crimes de guerre sont amplifiés tandis que d’autres sont passés sous silence. Un double standard qui façonne notre perception des conflits.

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Les guerres se suivent et se ressemblent… sauf en matière de crimes! Les bombes pleuvent, les missiles volent en essaims, les drones se déchaînent de part et d’autre des fronts. Mais, ô miracle, les nôtres frappent avec l’innocence de l’enfant qui vient de naître alors que les leurs, ô abomination, tuent sans pitié et commettent crime de guerre sur crime de guerre.

Voyez l’Iran. Depuis quatre semaines, le pays est bombardé tous les jours, 180 écolières puis 27 autres sont massacrées sans qu’aucun de nos professionnels de l’indignation morale, dirigeants politiques ou éditorialistes, n’y trouve rien à redire. Voyez la Palestine. Après la riposte légitime à l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, deux ans de terreur s’ensuivent, 21 500 enfants sont abattus mais il est impossible d’en parler sans se faire accuser «d’antisémitisme». L’armée «la plus morale du monde» et «la seule démocratie du Proche-Orient» sont intouchables. C’est à peine si, ici ou là, un média fronce un sourcil.

Mais voyez l’Ukraine. Les Russes ont attaqué? Pendant des semaines, des mois, les médias fulminent. Un missile tombe sur un centre commercial ukrainien bourré de militaires? Crime de guerre. Un drone fait deux morts sur une place publique? Crime de guerre? Des orphelins de Donetsk bombardés par des missiles HIMARS ukrainiens sont mis en sécurité en Russie? Crime de guerre. Des mises en scène de massacres sont organisées de toutes pièces à Boutcha et au Théâtre de Marioupol? Crimes de guerre (alors que quatre ans après les faits supposés et malgré toutes les enquêtes soi-disant effectuées, aucun nom de victime, aucune preuve n’ont été fournis…)

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