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Non, défendre la neutralité suisse ne fait pas de vous un agent du Kremlin
Alors que la votation du 27 septembre prochain sur l’initiative «Sauvegarder la neutralité suisse» approche, une offensive médiatique et politique se déploie pour assimiler ses défenseurs à des relais du Kremlin. L’image IA diffusée par l’élu suisse Philippe Nantermod (PLR) montrant Poutine embrasser la Suisse en est l’illustration. Derrière la dénonciation de l’«ingérence russe», se joue un débat plus profond, celui de la crédibilité de la neutralité helvétique depuis 2022 et du droit de critiquer le narratif dominant sans être taxé de pro-Poutine.

A bout de souffle la Russie, vraiment? La guerre vue de Koursk
Alors que les récits occidentaux annoncent une Russie au bord de l’effondrement, que reste-t-il de ce diagnostic lorsqu’on se rend au plus près du front? A Koursk, région russe durement touchée par l’offensive ukrainienne de 2024, la vie a repris son cours malgré les attaques de drones et les destructions. De la solidarité des habitants à la reconstruction des infrastructures, ce reportage offre un regard sur une population qui a appris à vivre avec la guerre et n’entend pas capituler.

Les deux leçons du 14 juillet
Les Suisses n’ont aucune raison de mettre le nez dans la célébration de la Fête nationale française. Mais cette année, ils feraient bien, comme tous les Européens, d’ouvrir l’œil sur les particularités de l’évènement voulues par Emmanuel Macron.

Sommet d’Ankara: le revolver d’Erdogan ou le suicide stratégique de l’Europe
Le sommet de l'OTAN des 7 et 8 juillet 2026 marque-t-il le moment où l'Europe a définitivement basculé d'une logique de dissuasion vers une logique de préparation à la guerre? Il a en effet consacré une évolution stratégique qui pourrait rapprocher progressivement l'Europe d'une logique de confrontation durable avec la Russie.

«Le pouvoir de Zelensky, et même sa vie, dépendent de la poursuite de la guerre»
Politologue ukraino-canadien à l'Université d'Ottawa, Ivan Katchanovski est l'auteur de la seule étude académique exhaustive sur le massacre du Maïdan de février 2014 et d'un récent ouvrage sur les origines de la guerre russo-ukrainienne. Il accorde ici sa première interview à un média de Suisse romande.

La Syrie sous emprise russe, ou comment Moscou tient encore Damas
Bachar el-Assad a fui chez Poutine, mais la Russie, elle, est restée en Syrie. Cinquante ans de présence soviétique puis russe ont imprégné l'armée syrienne, ses élites, ses dettes et ses infrastructures d'une dépendance si profonde qu'aucun changement de régime ne saurait l'effacer d'un trait. Le président Ahmad al-Charaa le sait: se libérer de Moscou ne se fera pas en une rupture immédiate, c'est un chantier qui va durer plusieurs décennies.

Comment les Etats-Unis tentent de faire main basse sur le magot énergétique mondial
Derrière les conflits récents, de l’Ukraine au Moyen-Orient, se joue une bataille bien plus vaste: celle du contrôle des ressources énergétiques mondiales. Depuis plus d’une décennie, Washington avance ses pions pour consolider sa domination, au prix d’un enchaînement de crises et de déstabilisations. Une stratégie désormais assumée et aux conséquences globales. Premier épisode d'une série d'articles.

«Le crépuscule de l’illusion russe en Afrique est arrivé»
Après avoir dénoncé les dérives des mercenaires russes au Sahel, le journaliste nigérian Oumarou Sanou revient sur l’échec stratégique de Moscou au Mali. A la lumière des récentes attaques djihadistes, il décrypte les illusions entretenues autour de la présence russe en Afrique. Et appelle à un panafricanisme affranchi des puissances étrangères, loin des faux choix géopolitiques. Interview.

Mais où sont passés les crimes de guerre?
Dans les guerres contemporaines, tous les camps estiment être du bon côté de l’histoire — mais tous ne sont pas jugés de la même manière. Derrière les récits dominants, une réalité plus dérangeante apparaît: celle d’une indignation sélective, où certains crimes de guerre sont amplifiés tandis que d’autres sont passés sous silence. Un double standard qui façonne notre perception des conflits.

Max Petitpierre, le courage de négocier avec les méchants
Elu conseiller fédéral fin 1944, Max Petitpierre a su, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, sortir la Suisse de son isolement en renouant des relations diplomatiques aussi bien avec les Etats-Unis qu’avec l’Union soviétique. A l’heure où les tensions internationales ravivent les réflexes idéologiques et les divisions, son pragmatisme et son sens de la mesure offrent un éclairage précieux sur le rôle que la Suisse pourrait – ou devrait – jouer aujourd’hui sur la scène mondiale.

Alexeï Navalny et la grenouille équatorienne
Accusations intempestives, toxines exotiques et emballement médiatique: le scénario des empoisonnements russes se répète inlassablement. Après les cas Markov, Litvinenko ou Skripal, voici l’affaire Navalny, la dernière en date. Pourtant, à chaque fois, les certitudes politiques précèdent les preuves. Entre communication soigneusement orchestrée et zones d’ombre persistantes, une question demeure: que sait-on réellement?

La fureur du verbe et de l’ego
Face à l’Iran, un homme seul est sur le point de décider entre la guerre et la paix, entre l’offensive d’une armada ou les pourparlers. D’autres ont à choisir entre le prolongement d’un conflit abominable entre l’Ukraine et la Russie ou la recherche d’une issue. Que se passe-t-il dans la tête de ces tireurs de ficelles belliqueuses? Les uns et les autres sont pris au piège de leur rhétorique toujours plus enflammée.

Epstein était-il vraiment un «agent russe», comme le suggèrent certains médias?
Les documents déclassifiés révèlent des contacts réels entre le financier pédocriminel et des figures russes, dont un ex-vice-ministre proche du FSB et des tentatives répétées de contacts avec Vladimir Poutine et Sergueï Lavrov. Si certains médias occidentaux y voient la marque d’un agent d’influence du Kremlin, les preuves d’une collaboration structurée avec les services russes sont à ce jour inexistantes. Les titres à sensation illustrent surtout le biais antirusse des grands médias occidentaux.

En faveur d’une Europe réconciliée, de l’Atlantique à l’Oural
Face aux tensions géopolitiques, l’Europe doit choisir entre l’escalade durable ou une nouvelle architecture de paix. Au-delà des logiques d’affrontement, une réconciliation avec la Russie, telle que la défendaient déjà De Gaulle et Churchill, offrirait une alternative à la fragmentation actuelle. Bien qu’elle puisse sembler utopique, cette perspective mérite réflexion, car elle contribuerait à la stabilité et la sécurité du vieux continent.

L’histoire tordue et effacée: une arme de guerre
Trump révise le passé des Etats-Unis et du monde pour le glorifier. Le pouvoir ukrainien efface l’héritage culturel russe. Poutine met entre parenthèses l’horreur de l’ère stalinienne. Xi Jinping fait de même avec la Révolution culturelle meurtrière de Mao. Israël écrase les traces et le souvenir de 5000 ans de civilisations à Gaza. La relecture de l’histoire est un outil puissant dans les conflits d’aujourd’hui comme d’hier.

L’Europe devrait renouer avec l’Afrique sans discuter
A force de crises et de maladresse diplomatique, l’Europe a laissé s’éroder son influence en Afrique. Celle-ci est pourtant un partenaire clé pour l’avenir européen. Tandis que la concurrence s’impose sur le continent, Bruxelles et ses Etats membres amorcent un timide réajustement. Mais pour renouer avec des partenaires africains lassés des leçons de morale et des doubles standards, un peu de pragmatisme et de modestie seraient bienvenus.



