Ukraine

Le pape démonte une époque folle
Les horreurs croissantes de l’occupation en Cisjordanie n’émeuvent plus guère les Etats européens. Et voici que sur X, une voix s’élève et en appelle au sursaut international: celle du pape Léon XIV. Et de citer l’Ukraine, le Soudan, toutes les victimes de tous les conflits. Dans la foulée de son encyclique de mai dernier. Bien peu de journalistes, bien peu d’entre nous ont prêté attention à ces 104 pages. Sur le conseil d’un ami pourtant nullement papiste, nous les avons lues. Elles sont d’une saisissante lucidité sur l’humanité d’aujourd’hui et ses dérives.

A bout de souffle la Russie, vraiment? La guerre vue de Koursk
Alors que les récits occidentaux annoncent une Russie au bord de l’effondrement, que reste-t-il de ce diagnostic lorsqu’on se rend au plus près du front? A Koursk, région russe durement touchée par l’offensive ukrainienne de 2024, la vie a repris son cours malgré les attaques de drones et les destructions. De la solidarité des habitants à la reconstruction des infrastructures, ce reportage offre un regard sur une population qui a appris à vivre avec la guerre et n’entend pas capituler.

Les deux leçons du 14 juillet
Les Suisses n’ont aucune raison de mettre le nez dans la célébration de la Fête nationale française. Mais cette année, ils feraient bien, comme tous les Européens, d’ouvrir l’œil sur les particularités de l’évènement voulues par Emmanuel Macron.

«Le pouvoir de Zelensky, et même sa vie, dépendent de la poursuite de la guerre»
Politologue ukraino-canadien à l'Université d'Ottawa, Ivan Katchanovski est l'auteur de la seule étude académique exhaustive sur le massacre du Maïdan de février 2014 et d'un récent ouvrage sur les origines de la guerre russo-ukrainienne. Il accorde ici sa première interview à un média de Suisse romande.

La valse opaque des milliards européens
L’Union européenne a construit un système de solidarité entre les régions et les Etats qui a fait ses preuves. Mais son opération de soutien lors de la crise Covid a débouché sur un cafouillage total. C’est la Cour des comptes européenne qui le dit. Et gare aux cadeaux pour l’Ukraine.

L’Ukraine à l’offensive tous azimuts
L’attention du monde s’en était détournée. En ce printemps 2026, sur ce théâtre, il se produit pourtant des rebonds qui changent les perspectives d’avenir. Pas d’issue à la guerre pour le moment, mais les rapports de force se modifient.

Mais où sont passés les crimes de guerre?
Dans les guerres contemporaines, tous les camps estiment être du bon côté de l’histoire — mais tous ne sont pas jugés de la même manière. Derrière les récits dominants, une réalité plus dérangeante apparaît: celle d’une indignation sélective, où certains crimes de guerre sont amplifiés tandis que d’autres sont passés sous silence. Un double standard qui façonne notre perception des conflits.

Orbán fait entrer la guerre dans les salons hongrois
A un mois des élections législatives prévues le 12 avril, le Premier ministre hongrois joue à fond la carte anti-Ukraine alors que son parti, le Fidesz, est à la peine dans les sondages. Il accuse la Commission européenne de soutenir le parti d’opposition Tisza afin d’envoyer les Hongrois se battre au côté de l’Ukraine. Sa stratégie, qui instrumentalise la peur en utilisant des vidéos de guerre générées par IA est cynique, néfaste pour les enfants et souvent grotesque. Mais sera-t-elle efficace?

L’Europe dans le piège américain
«Etre un ennemi des Etats-Unis peut être dangereux, mais être leur ami est fatal», affirmait Henry Kissinger. Les Européens, qui voient leur position stratégique remise en cause, en font aujourd’hui l’amère expérience. Pourtant, aussi brutale et déconcertante soit-elle, la nouvelle stratégie géopolitique américaine a cela de bon qu’elle secoue l’Europe. Sera-t-elle capable de transformer le piège en opportunité? On peut en douter.

Russie-Ukraine: feu vert pour la Suisse
Alors que la guerre en Ukraine s’enlise, une étroite fenêtre diplomatique semble s’entrouvrir. Forte de sa tradition de neutralité et de médiation, la Suisse pourrait saisir cette occasion pour renouer avec son rôle historique et contribuer à relancer une dynamique de paix.

L’histoire tordue et effacée: une arme de guerre
Trump révise le passé des Etats-Unis et du monde pour le glorifier. Le pouvoir ukrainien efface l’héritage culturel russe. Poutine met entre parenthèses l’horreur de l’ère stalinienne. Xi Jinping fait de même avec la Révolution culturelle meurtrière de Mao. Israël écrase les traces et le souvenir de 5000 ans de civilisations à Gaza. La relecture de l’histoire est un outil puissant dans les conflits d’aujourd’hui comme d’hier.

Comment jauger les risques de guerre
A toutes les époques, les Européens ont aimé faire la fête. Des carnavals aux marchés de Noël, dont la tradition remonte au 14e siècle en Allemagne et en Autriche. Et si souvent, aux lendemains des joyeusetés, ce fut le retour des tracas et des guerres. En sera-t-il autrement une fois fêtée cette dernière Saint-Nicolas? La réflexion s’impose au-delà des certitudes opposées.

A Lisbonne, une conférence citoyenne ravive l’idée de paix en Europe
Face à l’escalade des tensions autour de la guerre en Ukraine, des citoyens européens se sont réunis pour élaborer des pistes de paix hors des circuits officiels. Chercheurs, militaires, diplomates, journalistes et artistes ont débattu d’une sortie de crise, dénonçant l’univocité des récits dominants et les dérives de la guerre cognitive. Une première étape d’un effort citoyen qui espère remettre la raison au cœur du débat.

La guerre entre esbroufe et tragédie
Une photo est parue cette semaine qui en dit long sur l’orchestration des propagandes. Zelensky et Macron, sourire aux lèvres devant un parterre de militaires, un contrat soi-disant historique en main: une intention d’achat de cent Rafale qui n’engage personne. Alors que le pouvoir ukrainien est secoué par les révélations de corruption et le pays accablé par les attaques russes. Entre désertions et exils, tout un peuple aspire à la paix. Et il se trouve des dirigeants pour se pavaner dans des postures martiales…

Ukraine: un scénario à la géorgienne pour sauver ce qui reste?
L’hebdomadaire basque «Gaur8» publiait récemment une interview du sociologue ukrainien Volodymyr Ishchenko. Un témoignage qui rachète l'ensemble de la propagande — qui souvent trouble plus qu’elle n’éclaire — déversée dans l’espace public depuis le début du conflit ukrainien. Entre fractures politiques, influence des oligarchies et dérives nationalistes, il revient sur les causes, volontiers ignorées, du conflit et explore les scénarios possibles pour l’avenir du pays.

Vers la guerre
Alors que Moscou propose un pacte de désescalade – ignoré par l’Europe – les dirigeants occidentaux soufflent sur les braises à coup de propagande militaire pour rallumer la flamme guerrière. Mais à force de jouer avec le feu, on risque de se brûler.



