Alors que Moscou propose un pacte de désescalade – ignoré par l’Europe – les dirigeants occidentaux soufflent sur les braises à coup de propagande militaire pour rallumer la flamme guerrière. Mais à force de jouer avec le feu, on risque de se brûler.
L’info est passée inaperçue. Le 29 octobre à Minsk, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré, une fois de plus, que la Russie n’a jamais eu et n’a pas l’intention d’attaquer un membre de l’OTAN ou de l’Union européenne. Il propose un pacte pour «ancrer cette position dans les garanties de sécurité pour cette partie de l’Eurasie.»
Le trio des bellicistes européens, Merz-Starmer-Macron, a feint de ne pas l’entendre ou ont formellement rejeté la proposition. L’Allemagne accroît son armement plus encore que la Grande-Bretagne. Son armée diffuse des vidéos avec chants de guerre et démonstrations de combat pour galvaniser la jeunesse. Tournées… en Lituanie! Des programmes destinés à la sensibilisation militaire sont introduits dans certaines écoles.
Devant le public, l’humoriste autrichienne Lisa Eckhart cite un mot du ministre de la défense allemand: «La Russie doit apprendre à perdre.» Et elle ajoute: «Mon grand-père le voulait aussi! Il voulait qu’elle rejoigne l’Union européenne qui s’appelait à l’époque le Deutsche Reich…»






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