Une photo est parue cette semaine qui en dit long sur l’orchestration des propagandes. Zelensky et Macron, sourire aux lèvres devant un parterre de militaires, un contrat soi-disant historique en main: une intention d’achat de cent Rafale qui n’engage personne. Alors que le pouvoir ukrainien est secoué par les révélations de corruption et le pays accablé par les attaques russes. Entre désertions et exils, tout un peuple aspire à la paix. Et il se trouve des dirigeants pour se pavaner dans des postures martiales…
Le président ukrainien, lâché par les Etats-Unis et certains pays européens, est allé, ces derniers jours, chercher appui en Suède où on lui a vaguement promis 150 avions Gripen, puis à Paris où on lui a promis 100 Rafale. Sans que personne ne sache qui paiera une telle flotte. Ni dans quels délais les livraisons pourraient se concrétiser. On est là dans l’effet d’annonce, nullement dans la réalité stratégique.
Les Ukrainiens ne sont pas dupes. Ils constatent que rien n’est fait pour réamorcer une négociation qui pourrait enfin ramener la paix. Tout au contraire: l’OTAN ne cesse de hausser le ton belliciste contre la Russie qui, de son côté, répond avec toutes sortes de menaces. Par ailleurs, l’opinion publique ukrainienne n’est pas étonnée par la révélation d’un scandale de corruption, mais elle n’en finit pas de découvrir les manœuvres qui l’ont permis. A cet égard, on en apprend plus dans la presse ukrainienne qu’à l’ouest. Le Kyiv Independent démonte avec courage diverses machinations. Le pilier du réseau mafieux, Timur Mindich, ami intime de Zelensky, son partenaire de longue date, a pu s’enfuir juste à temps en Israël dont il possède la nationalité. Il n’y sera pas inquiété. Comme son associé, Oleksandr Tsukerman, et tant d’autres escrocs qui s’y sont réfugiés pour échapper aux poursuites d’autres pays.
Le Bureau anti-corruption (NABU) — que Zelensky avait tenté en vain de mettre sous son autorité — a révélé il y a quelques mois la compromission du ministre de l’énergie, Herman Halouchtchenko, dans le détournement de 10 à 20 % de ce que paient les Ukrainiens pour l’électricité. Qu’a fait le président? Il l’a nommé ministre de la justice et a mis à sa place la petite amie du suspect, Svitlana Hrynchuk. Tous deux sont maintenant enfin inculpés. Un autre personnage surgit à la marge de l’affaire: Oleksiy Chernyshov, entrepreneur et politicien, ancien vice-Premier ministre et ami de Zelensky, déjà inculpé dans un autre cas de corruption. Le réseau mis en lumière aujourd’hui l’arrosait aussi et blanchissait sa fortune criminelle depuis longtemps. Il est actuellement poursuivi mais en liberté sous caution, sa famille à l’abri à l’étranger.





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