OTAN

Sommet d’Ankara: le revolver d’Erdogan ou le suicide stratégique de l’Europe
Le sommet de l'OTAN des 7 et 8 juillet 2026 marque-t-il le moment où l'Europe a définitivement basculé d'une logique de dissuasion vers une logique de préparation à la guerre? Il a en effet consacré une évolution stratégique qui pourrait rapprocher progressivement l'Europe d'une logique de confrontation durable avec la Russie.

Une schizophrénie helvétique
A Davos comme ailleurs, la Suisse continue de faire illusion sur sa neutralité et son rôle de médiatrice. Mais la réalité est tout autre: elle participe à des exercices de l’OTAN, s’implique contre la Russie et souhaite signer avec l’UE des accords qui, loin d’être uniquement techniques, transformeront ses institutions. Alors, neutre ou pas neutre? Le peuple tranchera. De sa décision dépendra l’avenir du pays.

La guerre entre esbroufe et tragédie
Une photo est parue cette semaine qui en dit long sur l’orchestration des propagandes. Zelensky et Macron, sourire aux lèvres devant un parterre de militaires, un contrat soi-disant historique en main: une intention d’achat de cent Rafale qui n’engage personne. Alors que le pouvoir ukrainien est secoué par les révélations de corruption et le pays accablé par les attaques russes. Entre désertions et exils, tout un peuple aspire à la paix. Et il se trouve des dirigeants pour se pavaner dans des postures martiales…

La neutralité fantôme de la Suisse
En 1996, la Suisse signait avec l’OTAN le Partenariat pour la paix, en infraction à sa Constitution: ni le Parlement ni le peuple ne furent consultés! Ce document, mensongèrement présenté comme une simple «offre politique», impose à notre pays des obligations militaires et diplomatiques le contraignant à aligner sa politique étrangère sur celle de l’OTAN. Une décision qui, depuis lors, fragilise sa neutralité et sa souveraineté.
Pourquoi la guerre en Ukraine va durer
Après avoir provoqué le scandale dans une Europe convertie au bellicisme et suscité l’espoir dans le reste du monde, l’offre de négociations de paix faite par Donald Trump à la Russie est en train de s’enliser. Pour une raison simple: trop d’acteurs, à commencer par les Ukrainiens, les Européens et les va-t’en-guerre américains, ont intérêt à ce que la guerre continue.

Défense suisse: quand éclate le besoin de renouveau
Soudain tout se précipite et la Suisse s’interroge enfin ouvertement sur sa politique de défense et sa relation à l’Europe. Ce qui arrive à Berne ces jours n’est pas banal. Rappel d’une escalade, d’un enchaînement d’évènements divers mais révélateurs et reliés entre eux.

Qui manipule qui?
Les discours de fin d’année des présidents français et allemand sur la démocratie et contre l’«ingérence extérieure» pourraient prêter à sourire si Emmanuel Macron et Frank-Walter Steinmeier ne nous prenaient pas pour des idiots incapables de nous faire une opinion. Car nos pays démocratiques en connaissent un bout sur les «ingérences». Et quiconque aujourd’hui nuance le discours dominant est accusé de diffuser des «fake news».

Le coup d’Etat en Roumanie et la dérive de l’UE
L’annulation d’une élection présidentielle, aux résultats pourtant incontestés, dans un pays membre de l’UE, aurait de quoi choquer. Or la Commission européenne ne bronche pas, trop satisfaite, sans doute, de la tournure que prennent les événements anti-démocratiques en Roumanie. Car les opinions de Călin Georgescu, le candidat indépendant vainqueur du premier tour, dérangent à bien des niveaux. Cette tactique du «deux poids deux mesures» ne fait toutefois que discréditer un peu plus l’UE.

Victoria Nuland: le crime contre la paix était (presque) parfait
Récemment, un journaliste suisse se vantait de ne pas connaître Victoria Nuland, ancienne secrétaire d’Etat adjointe et ex-numéro 2 du Département d’Etat américain en charge de l’Europe et de l’Eurasie, qui a quitté ses fonctions au printemps dernier. Il avait raison car connaître et reconnaître Victoria Nuland eût été admettre que celle-ci avait été la cheville ouvrière du coup d’Etat qui a renversé le président ukrainien légitime Viktor Yanoukovitch en février 2014...
«Pourquoi les chars russes n’envahiront pas la Suisse»
Tel est le titre du livre paru ces jours chez Favre. Son auteur est le conseiller national (PS) Pierre-Alain Fridez, médecin à Fontenay (Jura), membre de la commission de sécurité depuis 2011. Cet organe composé de représentants politiques, d’experts, de militaires, choisis pour s’aligner sur le dogme dominant. Il vient de la quitter, en opposition aux thèses de la conseillère fédérale Viola Amherd. L’ouvrage apporte un regard large, dûment documenté sur les menaces, réelles et non fantasmatiques, que doit affronter la Suisse.

La nation inutile
L’autre jour, je mangeais avec des Chinois. Des représentants du gouvernement. A un moment du repas, un gaillard très sympathique, visiblement le plus capé de ce groupe très hiérarchisé, se tourna vers moi et me confia: «Mais si vous n’êtes plus neutre, quel est notre intérêt à discuter avec vous? Vous allez devenir le Luxembourg plus les montagnes et les montres.» Est-ce le chemin que nous prenons?

L’Occident, bras armé de la démocratie?
En marge du festival de Locarno, le journaliste Frank A. Meyer réunit des personnalités politiques et des intellectuels, venus surtout d’Allemagne, et attribue un «Prix européen de la culture politique». Cette année au ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, et à son épouse Anne Applebaum. En présence de la présidente de la Confédération, Viola Amherd. L’occasion de vibrants discours à la gloire de «l’Occident», mis au défi à travers le monde. Vaste sujet qui donne à réfléchir.

Que faire après le Bürgenflop?
Vingt-quatre heures à peine après que les tapis rouges eurent été remballés au Bürgenstock, le Secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg s'est précipité à Washington pour y appeler ses membres à faire payer la Chine pour son soutien à la Russie et leur réclamer encore davantage d'armes pour l'Ukraine. En matière d'engagement pour la paix, on a vu mieux. Même avec la meilleure volonté du monde, il est difficile de ne pas voir le «Sommet de la paix» organisé par la Suisse comme un Bürgenflop, selon l'expression popularisée par l'ancien ambassadeur Georges Martin.

Merci à l’OTAN!
L’image doit illuminer le visage de Madame Viola Amherd et frétiller d’aise son commandant en chef Süssli: six hélicoptères de combat américains sur l’aérodrome de Payerne. Leurs pilotes, est-il dit, sont venus entraîner leurs petits camarades suisses et s’exercer eux-mêmes en haute montagne.

L’OTAN a 75 ans et des défis devant elle
Le 4 avril 1949 naissait à Washington l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, alors composée de 12 membres. 20 autres pays sont venus l’élargir depuis. La presse européenne évoque les défis qui l’attendent et ses perspectives d’avenir, à l’heure où les cendres de la guerre froide se réchauffent.

La diplomatie suisse déboussolée
Où placer la Suisse sur la carte géopolitique en mouvement? Bien peu de pays s’en soucient. Et nous? Dans le bleu. Les initiatives de Ignazio Cassis et ses prises de position tapageuses commencent à susciter le malaise. Quant à Viola Amherd, sa dérive pro-OTAN et la gabegie de sa gestion de Ruag apparaissent de plus en plus consternantes.



