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Iran, une nouvelle guerre pour le pétrole?

Martin Bernard

Par Martin Bernard · Publié le 27 mars 2026 · 15 min de lecture

Iran, une nouvelle guerre pour le pétrole?
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Et si le pétrole était, finalement, l’une des causes premières de la guerre en Iran? Beaucoup d’experts ont spéculé sur les raisons, en apparence irrationnelles, de l’administration Trump derrière le déclenchement des frappes contre Téhéran. Contrairement au Venezuela, l’accaparement des hydrocarbures n’a pas été immédiatement au centre de l’attention médiatique. Pourtant, l’Iran regorge de richesses pétro-gazières et les Etats-Unis, dans le contexte du développement rapide des technologies numériques – en particulier l’IA, extrêmement énergivore – en ont plus que jamais besoin.

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Le 2 mars dernier, Jarrod Agen, directeur exécutif du Conseil national pour la domination énergétique de la Maison-Blanche, a révélé au micro de Fox Business que l’objectif de la guerre en Iran était de «retirer ces immenses réserves de pétrole iranien des mains des terroristes. A long terme, nous n’aurons plus à nous soucier des problèmes dans le détroit d’Ormuz. Nous allons sortir tout le pétrole des mains des terroristes.»

Quelques jours seulement avant le déclenchement des frappes contre Téhéran, l’agence américaine de l’énergie (EIA) a publié un nouveau Short-Term Energy Outlook qui confirme que la production pétrolière américaine va décliner rapidement dans les années à venir. Elle n’a jamais atteint les 14 millions de barils par jour annoncés. En 2025, elle a culminé à une moyenne quotidienne de 13,6 millions de barils. Elle devrait se maintenir à ce niveau tout au long de 2026, avant de baisser de 2% pour atteindre 13,3 millions de barils par jour en 2027.

Cette nouvelle projection de l’EIA révèle que le boom du schiste américain, qui avait permis aux Etats-Unis de devenir un exportateur net et de moins se soucier des importations, est terminé. L’extraction nationale est même sur le point de décliner bien plus rapidement que ce que le ministère de l’Energie de Trump n’avait anticipé.

Retour au statu quo d’avant 1979

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