En juin 2025, Israël, rejoint quelques jours plus tard par les États-Unis, lance une série d’attaques contre l’Iran. En février 2026, les deux pays reprennent leurs opérations militaires, ouvrant ce qui sera rapidement appelé la guerre d’Iran de 2026. Le conflit dépasse alors le cadre d’un affrontement régional pour devenir l’un des principaux tournants géopolitiques du XXIᵉ siècle. Voici les 25 articles que nous avons publiés depuis le début des hostilités.
« Ainsi donc le chef de guerre israélien, après avoir envahi, occupé, massacré des populations dans son voisinage, veut en finir avec l’Iran. Et tente d’entraîner tout l’Occident dans l’aventure à hauts risques », écrivait Jacques Pilet le 20 juin 2025. Le 13 juin, Israël avait lancé une offensive aérienne de grande ampleur contre l’Iran (opération Rising Lion), visant notamment des installations nucléaires, des sites militaires et des responsables iraniens. Le 22 juin 2025, les Etats-Unis entraient dans le conflit en bombardant plusieurs sites nucléaires iraniens (Fordow, Natanz et Ispahan).
Dès le début, les analyses de nos contributeurs se sont démarquées du récit dominant de l’événement, fortement orientés dans les médias mainstream, pour tenter d’en comprendre les ressorts profonds.
Très tôt, notre média a avancé plusieurs idées fortes: la rupture du droit international, l’existence d’un double standard occidental dans le traitement des guerres, la fin de l’illusion d’une suprématie militaire incontestée d’Israël et des États-Unis, ainsi que le risque qu’une opération présentée comme limitée débouche sur une confrontation beaucoup plus large. Cette analyse soulignait également que l’Iran ne pouvait être considéré uniquement à travers son régime politique, qu’il devait l’être aussi comme un acteur historique, stratégique et civilisationnel capable d’une résilience largement sous-estimée.
En février 2026, Hicheme Lehmici expliquait « Pourquoi l’Iran est un piège pour Trump et les Etats-Unis ». Ses articles présageaient l’enlisement à venir de Washington, les difficultés rencontrées par Donald Trump, l’impossibilité de provoquer un effondrement rapide du pouvoir iranien, la capacité de Téhéran à imposer son propre rythme stratégique.
D’autres contributeurs ont aussi montré que cette guerre dépassait largement le seul dossier nucléaire pour mettre en jeu les équilibres énergétiques, les rivalités entre grandes puissances, les transformations technologiques des conflits, le poids des idéologies religieuses et l’émergence d’un monde de plus en plus multipolaire.
Un an après nos premiers articles, on peut constater que les analyses de nos contributeurs ont anticipé plusieurs évolutions majeures du conflit. Elles ont montré que la guerre contre l’Iran ne constituait pas un épisode isolé, mais un moment charnière de la recomposition géopolitique mondiale. Un moment révélateur des limites de l’hégémonie occidentale, de la transformation des formes de guerre et de l’émergence d’un nouvel équilibre international.