L’Iran s’impose aujourd’hui comme l’un des dossiers géopolitiques les plus sensibles de la présidence Trump. Entre promesse de mettre fin aux «guerres sans fin», pressions idéologiques internes et rivalités stratégiques mondiales, toute escalade militaire risquerait de transformer une crise régionale en tournant majeur de l’ordre international. Retour sur les racines historiques, politiques et énergétiques d’un piège potentiellement décisif pour Washington.
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«I’m not going to start wars, I’m going to stop wars.» Je n’engagerai pas de nouvelles guerres. Je vais arrêter les guerres… Tel était, en substance, l’un des principaux messages martelés par le président Donald Trump tout au long de sa dernière campagne présidentielle. Un message réitéré avec insistance lors de son discours de victoire devant ses partisans, à West Palm Beach, en Floride, le 6 novembre 2024 [1].
Un message clair, simple et populaire. Trump entendait rompre avec le militarisme aventuriste de ses prédécesseurs néoconservateurs, abandonner le rôle de gendarme du monde et recentrer l’effort national sur les priorités intérieures en consacrant les ressources américaines à un pays miné par les fractures sociales, la polarisation politique et des infrastructures vieillissantes, reflet d’un déclassement longtemps ignoré.
Loin de se résumer à une formule marketing ou à un détail de programme, cette promesse faisait écho à une Amérique épuisée par ses guerres sans fin. Elle parlait à un pays profond, en rupture avec les élites, largement hostile à l’interventionnisme de Washington sur les terrains irakien, syrien, afghan, et au-delà.






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