La guerre au Moyen-Orient nous concerne plus que nous ne le ressentons. Avec, bien sûr, les fâcheux effets économiques. Avec la dérisoire question des touristes bloqués. Mais, bien plus encore, parce qu’elle révèle nos faiblesses et nos contradictions.
La réaction de l’Union européenne enlève toute crédibilité aux donneurs de leçons: interventions et sanctions lorsque la Russie attaque l’Ukraine, mais aucune mesure contre Israël lorsque Tsahal écrase Gaza – aujourd’hui encore –, lorsque la Cisjordanie est annexée, de fait, dans la violence quotidienne. Et aujourd’hui l’Europe fait à peine la moue alors qu’un Etat souverain est attaqué illégalement, sans décision de l’ONU, sans même le feu vert du Congrès américain. Une guerre qui a commencé par des bombardements sur un hôpital et une école, tuant 170 fillettes, plongeant toute la région dans le chaos. Avec, de surcroît, la violation accentuée des frontières du Liban par Israël qui vient d’y envoyer des troupes au sol. Cela en raison des provocations insensées du Hezbollah. Un prétexte qui ne saurait cacher l’ambition de faire un pas de plus vers le «Grand Israël».
Une fois encore, on est en plein dans le double discours. L’image de l’Occident dans le reste du monde n’en finit pas de se détériorer.
Au-delà de leurs vagues vœux de paix, la plupart des Européens approuvent de fait l’agression israélo-américaine et pourfendent, en revanche, les ripostes de l’Iran. Quant au trio des acrobates Merz-Starmer-Macron, il flotte. Le chancelier allemand va lécher les bottes de Trump à Washington, le second s’y fait réprimander pour ses hésitations et le troisième y est ignoré.






Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.