géostratégie

Politique

Ce qui se prépare à Cuba

Trump annonce qu’il aura «l’honneur d’établir le contrôle sur Cuba». Cette fois, il ne s’agit pas d’une rodomontade. Un plan concret se dessine. A travers de discrètes négociations tenues au Mexique, reconnues par l’actuel chef d’Etat cubain Miguel Díaz-Canel. Cela au moment où des manifestations de colère se multiplient dans l’île dont la population est accablée, excédée par les privations d’énergie et de vivres.
Jacques Pilet
Politique

Iran: Washington face au piège du temps long

Alors que les Etats-Unis pensaient maîtriser l’escalade, l’Iran impose un autre rythme, fondé sur la durée, l’usure et la stratégie indirecte. Au-delà de la surprise militaire, c’est un décalage profond de temporalité qui se révèle, plaçant Washington face à un conflit dont il ne contrôle ni le tempo ni l’issue, au risque d’une crise politique majeure.
Hicheme Lehmici
Politique

Les Européens entraînés dans le chaos

La guerre au Moyen-Orient nous concerne plus que nous ne le ressentons. Avec, bien sûr, les fâcheux effets économiques. Avec la dérisoire question des touristes bloqués. Mais, bien plus encore, parce qu’elle révèle nos faiblesses et nos contradictions.
Jacques Pilet
Politique

Iran: Trump a-t-il déjà perdu la guerre?

L’assassinat d’Ali Khamenei devait provoquer l’effondrement rapide du régime iranien. Il semble avoir produit l’effet inverse. Entre union nationale, riposte militaire régionale et risque d’escalade géopolitique, l’offensive lancée par Washington et Tel-Aviv pourrait transformer une opération éclair en conflit long aux conséquences politiques incertaines pour Donald Trump.
Hicheme Lehmici
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Politique

L’Europe dans le piège américain

«Etre un ennemi des Etats-Unis peut être dangereux, mais être leur ami est fatal», affirmait Henry Kissinger. Les Européens, qui voient leur position stratégique remise en cause, en font aujourd’hui l’amère expérience. Pourtant, aussi brutale et déconcertante soit-elle, la nouvelle stratégie géopolitique américaine a cela de bon qu’elle secoue l’Europe. Sera-t-elle capable de transformer le piège en opportunité? On peut en douter.
Georges Martin
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Politique

Russie-Ukraine: feu vert pour la Suisse

Alors que la guerre en Ukraine s’enlise, une étroite fenêtre diplomatique semble s’entrouvrir. Forte de sa tradition de neutralité et de médiation, la Suisse pourrait saisir cette occasion pour renouer avec son rôle historique et contribuer à relancer une dynamique de paix.
Guy Mettan
La vision du président Charles de Gaulle d'une Europe s'étendant de l'Atlantique à l'Oural. En 1966, de Gaulle s'est retiré de la structure militaire (intégrée) de l'OTAN et n'est resté que dans l'alliance politique. Le retrait des forces armées françaises du commandement de l'OTAN a eu lieu le 1er juillet 1966, suivi en avril 1967 par l'évacuation des bases de l'OTAN en France avec leurs quelque 30 000 soldats. Ce n'est que le président Nicolas Sarkozy qui a réintégré l'OTAN militaire. Mais à ce jour, il n'existe toujours pas de bases permanentes pour les troupes de l'OTAN ni de centres de commandement de l'OTAN en France. © cc
Politique, HistoireAccès libre

En faveur d’une Europe réconciliée, de l’Atlantique à l’Oural

Face aux tensions géopolitiques, l’Europe doit choisir entre l’escalade durable ou une nouvelle architecture de paix. Au-delà des logiques d’affrontement, une réconciliation avec la Russie, telle que la défendaient déjà De Gaulle et Churchill, offrirait une alternative à la fragmentation actuelle. Bien qu’elle puisse sembler utopique, cette perspective mérite réflexion, car elle contribuerait à la stabilité et la sécurité du vieux continent.
Klaus J. Stöhlker
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Politique

Pourquoi l’Iran est un piège pour Trump et les Etats-Unis

L’Iran s’impose aujourd’hui comme l’un des dossiers géopolitiques les plus sensibles de la présidence Trump. Entre promesse de mettre fin aux «guerres sans fin», pressions idéologiques internes et rivalités stratégiques mondiales, toute escalade militaire risquerait de transformer une crise régionale en tournant majeur de l’ordre international. Retour sur les racines historiques, politiques et énergétiques d’un piège potentiellement décisif pour Washington.
Hicheme Lehmici
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Politique

Moyen-Orient et fronde des Pays du Golfe: vers un ordre post-occidental?

Et si le véritable tournant stratégique du Moyen-Orient ne venait pas de Washington, mais du Golfe? En bloquant l’option militaire américaine contre l’Iran — au grand dam de Benjamin Netanyahou — les monarchies du Golfe actent une rupture historique: fin de l’alignement automatique, rejet du risque israélien et entrée assumée dans la multipolarité. Derrière ce basculement silencieux, une certitude nouvelle: la stabilité vaut désormais plus que les alliances héritées.
Hicheme Lehmici
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Politique

Pendant que l’Europe s’adonne à la guerre, le reste du monde avance

Les violences spectaculaires, les discours alarmistes et l’emballement idéologique ne relèvent pas du hasard. Mais tandis que l’Europe s’enferme dans la fureur et une posture irresponsable, le reste du monde esquisse les contours d’un ordre mondial alternatif fondé sur le dialogue, la retenue et la multipolarité.
Guy Mettan
Les BRICS: Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. Cinq autres pays les ont rejoints pour former les BRICS+: Iran, Egypte, Emirat arabes unis, Indonésie, Ethiopie. © Shutterstock
Economie

Affrontement des puissances économiques: la stratégie silencieuse des BRICS

Alors que l’Occident continue de penser la puissance à travers les marchés financiers et les instruments monétaires, les BRICS avancent sur un autre terrain: celui des ressources, des infrastructures de marché et des circuits de financement. Sans rupture spectaculaire ni discours idéologique, ce bloc hétérogène participe à une recomposition géoéconomique profonde, où l’accès à l’énergie, aux matières premières et aux mécanismes de paiement devient le véritable levier du rapport de force mondial.
Hicheme Lehmici
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PolitiqueAccès libre

Arctique et Grand Nord: la bataille mondiale a bel et bien commencé

La fonte accélérée des glaces transforme la région en nouveau centre névralgique de la puissance mondiale: routes maritimes émergentes, ressources stratégiques et militarisation croissante y attisent les rivalités entre pays. Le Grand Nord — dominé pour l’heure par Moscou — est devenu le théâtre où se redessinent les rapports de force du 21ᵉ siècle.
Hicheme Lehmici