
La guerre, l’euphorie et l’effroi
Les Européens ont toutes raisons de détester la guerre. Mais quelques-uns de leurs chefs paraissent fascinés par sa perspective. Le 14 juillet que prépare Emmanuel Macron en atteste. Outre les Français, des Britanniques, des Allemands et des Ukrainiens défileront ensemble, en présence d’Ursula von der Leyen. Ce vacarme, comme tant de discours de même tonalité, écrase les voix qui osent parler de négociations, de dialogue, de paix.
La cause invoquée de cette glorification des armes n'est pas crédible. Il est insensé d'affirmer que la Russie — affaiblie par son «opération militaire spéciale» qui tourne mal, les tensions au sommet, ses difficultés économiques, sa démographie, la lassitude de sa population qui n'aspire qu'à la paix, et durement frappée sur son propre sol — projetterait d'envahir l'Europe. Lire la suite






