Russie-Ukraine: feu vert pour la Suisse

© Depositphotos IA
Un voyage à Moscou début février nous a convaincus: non, la Russie n’est pas à l’agonie, comme le laissent entendre les médias européens. En 2025, le grignotage du front ukrainien dans le Donbass a continué, lentement mais sûrement. L’économie a continué à croître (au même rythme que la France), la vie a elle aussi continué comme d’habitude. En ce début d’année, elle est à peine perturbée par les abondantes chutes de neige et une vague de froid d’une intensité rare.
L’humeur des Russes a en revanche changé. Pas parce qu’elle serait devenue anti-Poutine, comme on le prétend chez nous, mais parce que les Russes affichent une déception croissante vis-à-vis de l’Europe. L’annulation de la culture russe les avait choqués en 2022, mais ils pensaient que ce serait passager. Depuis, le fossé s’est creusé. Ils ont le sentiment que l’Europe les traite comme des sous-hommes sans qu’elle n’y trouve rien à redire. A quoi s’ajoute le fait que les Occidentaux paraissent ne pas savoir ce qu’ils veulent et semblent satisfaits d’être dirigés par des leaders dont les actes contredisent sans cesse les paroles, et inversement. Ce qui n’améliore pas la confiance.
Des négociations qui patinent
Ce malaise se retrouve dans les négociations sur l’Ukraine, qui patinent. Pas sûr que la rencontre de Genève fasse beaucoup avancer les choses. Dès qu’une percée intervient, comme ce fut le cas en été avec le sommet d’Anchorage et cet automne avec le plan en 28 points, ces progrès sont aussitôt annulés par des reculades,...
Ce contenu est réservé aux abonnés
En vous abonnant, vous soutenez un média indépendant, sans publicité ni sponsor, qui refuse les récits simplistes et les oppositions binaires.
Vous accédez à du contenu exclusif :
-
Articles hebdomadaires pour décrypter l’actualité autrement
-
Masterclass approfondies avec des intervenants de haut niveau
-
Conférences en ligne thématiques, en direct ou en replay
-
Séances de questions-réponses avec les invités de nos entretiens
- Et bien plus encore…
Déjà abonné ? Se connecter
À lire aussi















