diplomatie

Politique

La Genève internationale perd sa centralité

La crise financière des organisations internationales ne fait qu'accélérer une évolution plus profonde: dans un monde devenu multipolaire, Genève perd progressivement la position centrale qu'elle occupait au sein de la gouvernance mondiale.
Guy Mettan
Politique

Russie-Ukraine: feu vert pour la Suisse

Alors que la guerre en Ukraine s’enlise, une étroite fenêtre diplomatique semble s’entrouvrir. Forte de sa tradition de neutralité et de médiation, la Suisse pourrait saisir cette occasion pour renouer avec son rôle historique et contribuer à relancer une dynamique de paix.
Guy Mettan
Politique

L’Europe devrait renouer avec l’Afrique sans discuter

A force de crises et de maladresse diplomatique, l’Europe a laissé s’éroder son influence en Afrique. Celle-ci est pourtant un partenaire clé pour l’avenir européen. Tandis que la concurrence s’impose sur le continent, Bruxelles et ses Etats membres amorcent un timide réajustement. Mais pour renouer avec des partenaires africains lassés des leçons de morale et des doubles standards, un peu de pragmatisme et de modestie seraient bienvenus.
Guy Mettan
Politique

Le déclassement géopolitique de la Suisse est-il irréversible?

Même s’il reste très aléatoire de faire des prévisions, il est légitime de se demander aujourd’hui ce que nos descendants penseront de nous dans 50 ans. A quoi ressemblera la Suisse dans un demi-siècle? A quoi ressembleront l’Europe et le monde?
Georges Martin
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Rencontre inédite avec le vice-président de la Douma russe

Non, il n’a pas de cornes ni de queue fourchue, ni même de couteau entre les dents. Il ne mange pas non plus d’enfants ukrainiens au petit-déjeuner. Piotr Tolstoy semble être un homme normal. Quoique. A la réflexion, l’arrière-arrière-petit-fils de l’écrivain Léon Tolstoï possède un sens de l’ironie et un franc-parler nettement au-dessus de la moyenne.
Guy Mettan
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La désastreuse politique d’Ignazio Cassis

Le silence assourdissant sur l’horreur de Gaza et l’expansionnisme violent d’Israël démolit la crédibilité internationale de la Suisse. Par ailleurs le dossier de la mise à jour des relations bilatérales avec l’UE est conduit avec une telle maladresse que les adversaires de l’accord ont bon espoir de faire couler le bateau. Jamais la diplomatie helvétique n’a été dirigée par un si nuisible ministre.
Jacques Pilet
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Sanctions: la Suisse fait du zèle … et puis s’oublie!

Lors de la dernière Conférence sur la sécurité en Eurasie à Minsk, j’ai eu le redoutable honneur de modérer le panel sur les sanctions, en présence de représentants des pays les plus vilipendés au monde. Pour dresser un état des lieux, j’ai fait une petite recherche pour voir comment l’on se représentait la chose.
Guy Mettan
Politique

Que faire face à l’Etat-paria?

Le mot était lâché en mai déjà par l’ex-ambassadeur et consul général d’Israël à New York, Alon Pinkas, révulsé par les agissements de son pays à Gaza, jugeant la réponse au 7 octobre disproportionnée et mal conçue. Il mettait le terme paria au conditionnel: «si cette trajectoire politique persiste». Or celle-ci a pris des proportions inouïes.
Jacques Pilet
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Berlin étend son influence dans les anciennes colonies allemandes du Pacifique

Après avoir visité les Samoa, la ministre d'Etat aux Affaires étrangères allemande, Katja Keul, a travaillé au développement des relations bilatérales dans les îles Salomon et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Certaines parties de ces deux pays étaient autrefois des colonies de l'Empire allemand. L'intérêt soudain du gouvernement fédéral pour cette région du Pacifique s'explique par le fait que la Chine y gagne fortement en influence.
Bon pour la tête
Politique

Le sabordage de la neutralité sape la Genève internationale. Mais Genève se tait

En décidant de s'aligner sur les sanctions unilatérales américano-européennes contre la Russie en février 2022, alors qu'il avait toujours prétendu ne vouloir appliquer que des sanctions entérinées par les Nations Unies et ancrées dans le droit international, le Conseil fédéral a porté un rude coup à la neutralité et à la Genève internationale. Mais à Genève, personne n'a bronché. Voici pourquoi.
Guy Mettan
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Le diplomate dans la fosse aux lions

J’ai été amenée à collaborer avec Jean-Daniel Ruch pour relire et corriger le texte original de ses mémoires. J’ai ainsi eu le privilège de prendre connaissance en avant-première de son livre «Crimes et tremblements». En le lisant et relisant, j’ai découvert un homme qui croit au dialogue, qui sait que seule la connaissance approfondie des uns et des autres peut permettre l’approche objective des problèmes soulevés et donc à l’espoir d’une résolution de ces derniers.
Marta Czarska
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Que faire après le Bürgenflop?

Vingt-quatre heures à peine après que les tapis rouges eurent été remballés au Bürgenstock, le Secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg s'est précipité à Washington pour y appeler ses membres à faire payer la Chine pour son soutien à la Russie et leur réclamer encore davantage d'armes pour l'Ukraine. En matière d'engagement pour la paix, on a vu mieux. Même avec la meilleure volonté du monde, il est difficile de ne pas voir le «Sommet de la paix» organisé par la Suisse comme un Bürgenflop, selon l'expression popularisée par l'ancien ambassadeur Georges Martin.
Guy Mettan
PolitiqueAccès libre

Israël-Palestine: la solution à deux Etats est-elle toujours possible?

Pour la dernière fois le 23 décembre 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2334 qui condamne la colonisation du territoire palestinien occupé par Israël et réaffirme le soutien de la communauté internationale à la solution à deux Etats sur la base des frontières de 1967.
Bon pour la tête
Politique

Le Bürgenstock peut réussir… Mais sans Zelensky (ni Cassis)

Le buisson du Bürgenstock cache la forêt dévastée de la diplomatie suisse. Pardonnez-moi cette métaphore éculée, mais c'est hélas la triste réalité. Depuis l'entrée en fonction d'Ignazio Cassis en 2017, aggravée par l'arrivée de Viola Amherd à la tête du Département de la Défense en 2018, tous deux farouches défenseurs d'un réalignement sur l'OTAN et les Etats-Unis, la politique étrangère suisse a basculé. Dans le mauvais sens.
Guy Mettan
CultureAccès libre

Bain de paix à Genève

Le mot paix est tabou pour beaucoup. Si on la réclame illico en Ukraine ou à Gaza, on risque de méchants commentaires. Il n’empêche que ces jours, elle est à l’honneur à Genève. D’abord au plan de l’éducation. Il s’est tenu ce jeudi un vaste débat au Palais des Nations autour de ce thème. Comment, au-delà de l’actualité, s’imprégner d’un état d’esprit plus pacifique que belliqueux?
Jacques Pilet
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Accords de Genève de 1954: quand la diplomatie suisse brillait

C'est par une bise glaciale que s'ouvrit, le 26 avril 1954, la plus importante conférence de paix que la Suisse ait connue dans son histoire. Pendant 87 jours, les délégations des Quatre Grands – la Grande-Bretagne et la France étaient encore du nombre à l'époque, aux côtés des Etats-Unis et de l'Union soviétique – de la Chine, de l'Inde et d'une vingtaine de pays ont négocié sans relâche pour tenter de ramener la paix en Asie.
Guy Mettan