Droits de douane américains: une diplomatie de carnotzet et de youtse


Le déplacement de Karin Keller-Sutter et de Guy Parmelin aux Etats-Unis, pour tenter d’infléchir la décision d’une taxe supplémentaire de 39 % pour les exportations suisses, a été un aller-retour aussi furtif qu’inutile, la honte en rabe. L’image de nos représentants à Washington, l’air perdu, penauds et bafouillants, fixe définitivement l’expression «la Suisse est un nain politique».
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Il est des mauvaises nouvelles, ici économiques, qui sont comme une anesthésie sur un bloc opératoire. On attend l’effet, rien ne se passe, on regarde le plafond, et puis soudainement les feux s’éteignent.
Si les droits de douanes annoncés perdurent aux jérémiades de nos politiciens, des secteurs exportateurs et de sous-traitance mettront des plombes à s’en remettre, malgré leur formidable résilience qui ne doit rien aux politiciens.
Larousse définit la diplomatie comme une science, et la pratique des relations internationales devient l’action de représenter son pays à l’étranger, et de négocier. Ou encore l’habileté et le tact dans la conduite d’affaires délicates.




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