Euthanasie: prenez votre mal en patience ou un aller simple pour Zurich

Publié le 4 novembre 2022

© Marcelo Leal via Unsplash

Que ne rapporte-t-on pas d’un voyage en Suisse! Montres de luxe, couteaux pliants, chocolat salopé par l’ajout de lait, gruyère AOP... Quant à moi, je suis rentrée à Paris avec une recette pour un suicide rapide, indolore et bon marché. Impossible d’imaginer un cadeau plus précieux, compte tenu de la tournure que prend un énième débat sur la légalisation de l’euthanasie dans lequel s’enlise la France, sans garantie de le conclure un jour d’une manière moins catholique que tous les précédents.

Il y a, en effet, de ces fréquentations qui s’avèrent parfois néfastes: après sa rencontre avec le pape, le 24 octobre dernier, Emmanuel Macron s’est soudain dit peu pressé de légiférer, à rebours de la dynamique qu’il avait lui-même imposée au dossier sur la fin de vie lors de sa campagne de Président-candidat. En tout cas, une date butoir à laquelle se référer n’existe plus. Après Jean-Luc Godard, des Français parmi les plus chanceux viendront sans doute en Suisse en finir avec une vie qu’ils n’estiment plus valoir la peine d’être vécue.

Colloque intime et singulier

On savait le Président français disciple de Paul Ricoeur, on le découvre à présent en adepte de formules qui feraient défaillir de jalousie Paolo Coelho, plus creuses et nigaudes les unes que les autres. Incertains, on aimerait à cet exemple qu’on nous traduise du français vers le nôtre, ce que veut dire: «Parler de la mort est un vrai débat, il ne faut pas l’éluder.» Pauvres de nous, simples administrables, à qui il faut désormais analyser la parole présidentielle comme un tirage du tarot, en nous livrant à des interprétations hasardeuses.

D’ailleurs, devant la presse qui l’a accompagné au Vatican, le Président a déclaré qu’il n’aime pas parler de l’euthanasie. Très bien. Mais que devrait-on en déduire? Que «le modèle belge», tant vanté par Emmanuel Macron en dépit de ce qu’il a qualifié de ses «dérives», à savoir la possibilité pour les mineurs et les personnes «qui n’ont plus de jugements» de recevoir une dose létale, n’est plus souhaitable chez nous, en France? Ou qu’il bigle vers la Suisse et son «suicide assisté»? A moins qu’il ne songe à la solution d’une kill pill, adoptée dans l’Etat de l’Oregon? Sinon et enfin, que la loi Leonetti-Clayes, actuellement en vigueur, ne changera pas? Du moins, pas du vivant de Line Renaud, 94 ans, grande passionaria de la «mort dans la dignité», à qui le Président Macron aurait pourtant fait très récemment une promesse sans équivoque, tout en lui remettant la Grand-croix de la Légion d’honneur. Evidemment, on souhaite à l’actrice de battre les records de longévité, mais à vouloir suivre Emmanuel Macron, sur ce dossier comme sur beaucoup d’autres, on frôle la syncope.

De l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par les Républicains, la classe politique française sue ainsi à grosses gouttes, cherchant à deviner le scénario le plus probable. Non qu’un seul des élus de la République ait à dire quoi que ce soit de nouveau ou de constructif, faire une proposition inédite ou lancer l’idée d’une hypothétique «exception française», pourquoi pas, traçant ainsi une voie autonome à travers les exemples qui existent dans le monde. Pas du tout. L’histoire est d’aboyer un petit coup, par principe et par plaisir.

D’un côté donc, Marine Le Pen verrait d’un bon œil le recours au référendum, tout en précisant qu’il «ne faut pas de loi». Ah bon? «Ce sont les sujets qui touchent à l’intime», précise la présidente du Rassemblement National. Que ceux qui sont atteints de la maladie de Charcot choisissent alors s’ils préfèrent se jeter sous une rame du métro ou plutôt de se supprimer à l’aide d’un fusil de chasse, si tant est qu’ils aient les capacités physiques de le faire.

A l’autre bout de l’échiquier politique, Clémentine Autain estime audacieusement que «le temps est venu de mener le débat grand angle et de prendre de nouvelles décisions pour ouvrir cette possibilité de mourir dans la dignité de façon très encadrée.» On saisit. Après le mariage pour tous, la gauche ne se risquera pas à réclamer l’euthanasie pour tous.

Au milieu, Les Républicains récitent le mantra sur le développement des soins palliatifs, comme si lesdits soins, par ailleurs en insuffisance chronique et patente depuis des années en France, réglaient la question de la fin de vie. Et Emmanuel Macron de souffler le couplet final dans le registre des plus belles balades de Céline Dion: «Je n’ai jamais parlé d’euthanasie. Mais il y a des cas de conscience qui se posent, quand il n’y a plus d’espérance, de la douleur et de la déchéance. On n’offre pas à ces familles de cadre. Il faut leur offrir les moyens d’un colloque intime et singulier.» A défaut de comprendre les paroles, on sort nos petits mouchoirs. 

Socle de fraternité

C’est bien connu, contrairement à la Suisse et à la Belgique, la France a de grands hommes politiques, de grands crus, de grands fromages, de grands artistes, qui ont de grandes idées. Michel Houellebecq en tête. Prophète en son pays, quand l’écrivain goncourisé annonce dans la presse qu’une société qui légalise l’euthanasie perd à ses yeux «tout droit au respect», voire ne mérite pas mieux qu’une destruction pure et simple, un nombre de ses fidèles doit probablement sauter dans le vide par anticipation. L’apocalypse est pour demain, alors tant qu’à faire. Enfin, les cercles avisés évoquent de préférence «une rupture anthropologique». En France, le spectre revient à chaque changement sociétal important. Le PACS? Une rupture anthropologique! Le mariage homosexuel? Une rupture anthropologique! La PMA ouverte aux femmes célibataires? Une rupture anthropologique! On peut certes rester dubitatif et même très critique par rapport à ces réformes, mais soyons clairs, la société française n’a pas davantage péri de la légalisation sur l’avortement que de la déjudiciarisation du divorce. Mieux! Dans son ensemble, la civilisation occidentale a su se relever de vraies ruptures anthropologiques, qu’il s’agisse des fours crématoires à Auschwitz ou des goulags soviétiques, là où la vie humaine ne valait pas plus que celle d’un insecte nuisible. En quoi délivrer un malade incurable qui n’a pas la force physique ou morale nécessaire pour aller au bout de sa peine, serait-il assimilable à la négation de l’humanité?

Craindre une rupture anthropologique entrainée par la virtualisation de nos relations interpersonnelles, fatalement accélérée pendant la pandémie, ou, pis encore, par la contestation des différences biologiques entre les femmes et les hommes, se justifierait pleinement. Comment ne pas s’en inquiéter? Pourtant, plus hystérique qu’une groupie sud-coréenne, Houellebecq persiste et signe une connerie prodigieuse: «Personne n’a envie de mourir. On préfère en général une vie amoindrie à pas de vie du tout; parce qu’il reste de petites joies.» Quel dommage que les plus de dix mille (sic!) personnes qui se suicident chaque année en France, la propulsant au podium des pays de l’UE où le taux de mortalité par suicide est le plus élevé, juste derrière les pays baltes et la Hongrie, ne puissent plus rien nous dire de leurs petites joies quotidiennes. Pas un mot! De même que les vieux oubliés dans leurs EPHAD, morts en masse pendant la canicule de 2003 ou maltraités à l’envi, n’ont pas la possibilité de donner leur avis sur la fraternité, la belle devise de la République, dont on ne manque pas une occasion de dévoyer le sens. Chantre du sordide, Houellebecq sait détourner son regard quand cela l’arrange. Et il n’est pas seul à le faire. 

A chaque fois lorsqu’on lance un débat sur l’aide active à mourir, s’ouvre en France un grand concours de beauté de faux-culs éhontés. Sur le podium de l’édition 2022 figure parmi d’autres Damien Le Guay, philosophe et conférencier, à qui Le Figaro a ouvert ses colonnes pour qu’il nous assène ses vérités, à commencer par un constat des plus curieux sur «la vraie incompatibilité entre l’euthanasie et les soins palliatifs». De quoi résulterait-elle? Comment justifier un tel constat? Pas d’explication. Il nous reste donc à croire Le Guay incapable d’imaginer que quelqu’un puisse choisir les soins palliatifs dans un premier temps et, finalement – usure, douleur ou peur aidant – décider d’y raccourcir son séjour en basculant vers le suicide assisté ou l’euthanasie. Mais le meilleur vient en conclusion de la longue tartine de notre philosophe-conférencier: «L’euthanasie est une idée séduisante aux effets calamiteux. Cette supposée « liberté », promue comme telle par les partisans de l’euthanasie, viendra affaiblir encore plus l’extrême faiblesse des personnes en fin de vie. Une « solution » facile leur sera proposée. Cette facilité-là est-elle conforme à notre socle de fraternité? Non».

Et réduire les grands seniors en une authentique caste d’intouchables est-il compatible avec notre socle de fraternité? Les infantiliser, les priver du moindre droit de décider de leur vie et de leur thérapeutique, les enfermer dans des mouroirs médicalisés pour leur plus grand bien, les couper du monde, y compris de leurs proches, comme ce fut le cas pendant les deux années de la pandémie, c’est agir en frères humains envers eux? Les laisser crever seuls, sans même donner la possibilité aux familles de les accompagner dans le dernier voyage, c’est humain et fraternel? Les contraindre à une existence circonscrite à une sonde gastrique et un changement de couches, malgré la volonté explicite de certains d’entre eux d’en finir, reviendrait donc à nous hisser collectivement sur le socle de la fraternité? Leur présent est notre avenir. Les Français ne sont pas dupes. Voilà ce qui explique le soutien massif à la légalisation de l’euthanasie en France, et qui ne faiblit pas au fil des années. 

Couilles en or

Je n’aime pas la Suisse. Je ne voudrais pas y vivre et encore moins y mourir. A la slave que je suis, les Suisses donnent l’impression d’être perpétuellement sous une légère surdose de calmants, ce qui finit toujours par me déranger les nerfs. Mais la mollasserie apparente des Suisses dissimule leur grand pragmatisme et leur détermination plus grande encore dans chaque affaire qu’ils entreprennent. Généralement, ils se refusent aussi à tout fatalisme, ce qui mérite des applaudissements.

De ce fait, je me suis passionnée pour l’histoire d’Alda Gross qui, à 82 ans, a saisi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), après avoir été déboutée par la justice suisse dans sa demande de recevoir un produit létal. Son parcours du combattant – c’est le cas de le dire – m’a été rapporté par le sulfureux président de Dignitas, Ludwig A. Minelli, en même temps qu’un mode d’emploi détaillé pour un suicide rapide. Je lui suis redevable à jamais. Nous nous sommes longuement entretenus dans les locaux de son association à Zurich, alors que je travaillais sur un livre-enquête consacré à la pratique de l’aide active à mourir en Europe. Successivement, madame Gross avait essayé d’obtenir un permis pour l’achat d’une arme à feu, ensuite d’un poison efficace, enfin d’une dose de pentobarbital de sodium – sans succès. Rien d’étonnant à cela, étant donné que la vieille dame ne souffrait d’aucune pathologie. Le ras-le-bol général de la vie, son seul argument, ne pouvait d’évidence satisfaire aucune autorité compétente. Interloquée, j’ai cherché auprès du président de Dignitas la réponse à une question fondamentale: pourquoi Alda Gross ne s’est-elle pas, tout bonnement, jetée du haut d’une falaise, ce n’est pas ce qui manque en Suisse. Bien qu’une réponse claire ne m’ait pas été fournie, sept ans après notre discussion et la parution de mon livre, je salue la démarche de la Suissesse octogénaire, moins une obsédée procédurale qu’une obstinée à faire valoir son point de vue. Au nom de quoi, en effet, la société s’arroge-t-elle le droit de forcer à vivre des personnes qui n’en ont plus la volonté, sans leur apporter en même temps le moindre bout de solution susceptible d’améliorer leur situation ou de changer leur état d’esprit?

Dans le judaïsme, dès lors que vous sauvez la vie de quelqu’un, vous en devenez responsable. Dans notre religion de la fausse fraternité, on préfère inventer «des petites joies» et supprimer du marché tout médicament qui permettrait un passage à trépas indolore et sûr. En ce qui concerne le cas d’Alda Gross, la CEDH a néanmoins estimé que la qualité de vie importe autant, voire davantage, que la vie elle-même, créant ainsi une jurisprudence des plus utiles. 

La carte et le territoire, un ouvrage de fiction nullement documenté, vu que son auteur s’est contenté du sensationnel, circule toujours comme un titre de référence pour les opposants à la légalisation de l’aide active à mourir. Sauf que contrairement aux allégations de Houellebecq, ce n’est pas Dignitas qui a réussi à «se faire des couilles en or», mais lui-même, en déversant des approximations ou des contre-vérités, bien noyées dans un dégueulis sur le déclin civilisationnel qui plaît tant aux âmes sensibles de l’extrême droite.

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