Politique suisse: au fond du fond de l’affaire Dittli


Que peuvent bien avoir en commun ce drame cantonal vaudois et l’étrange destin de Pierre Maudet à Genève? Ils révèlent les rivalités anciennes entre libéraux-radicaux et démocrates-chrétiens, proches lorsqu’il s’agit de s’opposer à la gauche, mais aux mentalités bien différentes. De Genève à Lausanne, c’est tout un système d’alliances, d’ambitions et de règlements de comptes qui affleure. Avec, en ligne de mire, l’avenir du PLR et du Centre en Suisse romande.
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Tout semble avoir été dit sur les motifs et mobiles de l’affaire Dittli, ce drame politique à l’origine d’une autre affaire, dite «du bouclier fiscal» vaudois. Tout, sauf peut-être le fond du fond, jamais évoqué parce que peu tangible: disons que tout s’est passé comme si cette affaire venait s’ajouter à l’éruption périodique des susceptibilités et rancunes entre radicaux et conservateurs catholiques (devenus Parti démocrate-chrétien – PDC – puis Le Centre en 2020). Avec, en Suisse occidentale, un foyer primaire du côté de Genève.
Jusque-là, seuls les cantons de Vaud et Neuchâtel, à dominante longtemps libérale-radicale et qui n’ont jamais eu de conseiller d’Etat PDC, avaient été épargnés par ce genre d’accident. Il ne reste plus que Neuchâtel.
Essayons de faire court sans trop dénaturer. Hormis la probable progression du Parti populaire suisse (SVP, UDC en français), l’un des enjeux les plus attendus des élections fédérales de 2027 portera sur le gouvernement lui-même: vingt-cinq ans après l’avoir perdu, le Centre ex-PDC parviendra-t-il à récupérer son second siège?




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