Publié le 6 mars 2026

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L’assassinat d’Ali Khamenei devait provoquer l’effondrement rapide du régime iranien. Il semble avoir produit l’effet inverse. Entre union nationale, riposte militaire régionale et risque d’escalade géopolitique, l’offensive lancée par Washington et Tel-Aviv pourrait transformer une opération éclair en conflit long aux conséquences politiques incertaines pour Donald Trump.

Le 28 février, alors que Washington et Téhéran négociaient encore indirectement à Genève sous médiation omanaise, les Etats-Unis et Israël lançaient une offensive conjointe contre l’Iran. L’attaque survenait au cœur même d’un cycle diplomatique censé réduire les tensions régionales.

Pour beaucoup d’observateurs, la séquence ressemblait à un scénario déjà vu. L’offensive apparaissait comme un mauvais remake de la «guerre des douze jours»: des discussions encore en cours, un médiateur régional — Oman — et, soudain, l’ouverture d’un front militaire par Washington et Tel-Aviv, en violation du droit international. Une fois encore, la diplomatie semblait avoir servi de décor à une décision déjà prise.

En frappant au moment même où les négociations se poursuivaient, les Etats-Unis et Israël donnaient l’impression d’avoir utilisé le processus diplomatique comme une simple couverture stratégique. L’opération visait plusieurs centaines de cibles militaires et sécuritaires à travers l’Iran. L’objectif était clair: provoquer un choc stratégique capable de désorganiser rapidement l’appareil d’Etat iranien et pousser à son effondrement.

Mais derrière cette démonstration de puissance se dessinait surtout une logique bien connue des interventions contemporaines: frapper au sommet du système pour provoquer sa chute. Autrement dit, une décapitation du pouvoir, visant directement les centres politiques et militaires du régime iranien.

C’est précisément dans cette première phase de la guerre que les événements allaient prendre une tournure inattendue.

La décapitation du pouvoir: le pari du «regime change par le ciel»

La première phase de la guerre reposait sur un pari brutal: frapper le sommet du pouvoir pour provoquer l’effondrement...

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