Russie-Ukraine: feu vert pour la Suisse

Guy Mettan

Par Guy Mettan · Publié le 20 février 2026 · 13 min de lecture

Russie-Ukraine: feu vert pour la Suisse
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Alors que la guerre en Ukraine s’enlise, une étroite fenêtre diplomatique semble s’entrouvrir. Forte de sa tradition de neutralité et de médiation, la Suisse pourrait saisir cette occasion pour renouer avec son rôle historique et contribuer à relancer une dynamique de paix.

Sommaire

Un voyage à Moscou début février nous a convaincus: non, la Russie n’est pas à l’agonie, comme le laissent entendre les médias européens. En 2025, le grignotage du front ukrainien dans le Donbass a continué, lentement mais sûrement. L’économie a continué à croître (au même rythme que la France), la vie a elle aussi continué comme d’habitude. En ce début d’année, elle est à peine perturbée par les abondantes chutes de neige et une vague de froid d’une intensité rare.

L’humeur des Russes a en revanche changé. Pas parce qu’elle serait devenue anti-Poutine, comme on le prétend chez nous, mais parce que les Russes affichent une déception croissante vis-à-vis de l’Europe. L’annulation de la culture russe les avait choqués en 2022, mais ils pensaient que ce serait passager. Depuis, le fossé s’est creusé. Ils ont le sentiment que l’Europe les traite comme des sous-hommes sans qu’elle n’y trouve rien à redire. A quoi s’ajoute le fait que les Occidentaux paraissent ne pas savoir ce qu’ils veulent et semblent satisfaits d’être dirigés par des leaders dont les actes contredisent sans cesse les paroles, et inversement. Ce qui n’améliore pas la confiance. 

Des négociations qui patinent

Ce malaise se retrouve dans les négociations sur l’Ukraine, qui patinent. Pas sûr que la rencontre de Genève fasse beaucoup avancer les choses. Dès qu’une percée intervient, comme ce fut le cas en été avec le sommet d’Anchorage et cet automne avec le plan en 28 points, ces progrès sont aussitôt annulés par des reculades, sur pression des Ukrainiens et des Européens. Lesquelles remettent tout en cause. Les Etats-Unis, qui semblent déterminés un jour, paraissent hésiter le lendemain.

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