
Trop d’étrangers? Vieux débat… sur l’avenir
L’initiative contre une Suisse à dix millions divise dans toutes les couches de l’opinion. Les «pour» et les «contre» ont de bonnes raisons. Au-delà des consignes de partis, jetons un regard sur le passé et les futurs possibles.
Rencontres au quotidien. Ce copain d’enfance a passé la plus grande partie de sa vie à l’étranger et revient au bord du Léman pour sa retraite. Sillonnant le pays en train, il est effaré de voir partout des chantiers, des bâtiments qui barrent le paysage. Il veut arrêter une croissance qu’il juge folle. Ce voisin, lui, s’inquiète de voir ses enfants dans des classes publiques où les petits Suisses sont en minorité, bousculés, dit-il, par des communautés étrangères qui parlent dans leurs langues plutôt qu’en français. Ce collègue, qui a l’Union européenne en détestation, votera «oui» pour une autre raison: il veut enfoncer un clou dans les accords avec «Bruxelles». Lire la suite






