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Réussir l’examen ou s’exiler

Jacques Pilet

Par Jacques Pilet · Publié le 22 mars 2024 · 1 min de lecture

Réussir l’examen ou s’exiler
A Riga (Lettonie), manifestation pour l'intégration du pays à l'URSS, 1940. © DR

On connaît peu la réalité et l’histoire des pays baltes, pourtant membres de l’UE et de l’OTAN. Le magazine «L’Express» raconte ce qui se passe en Lettonie. Ce petit pays de 1,9 millions d’habitants, autrefois occupé par l’Empire allemand puis l’URSS. On y compte une forte minorité russophone: entre 25% et 35% des habitants, avec le bon passeport, ou celui de Russie, beaucoup sans papiers. Concentrés dans la capitale, Riga, et dans les localités de l’est. Ils rencontrent beaucoup de problèmes ces temps-ci…

Les minorités russophones sont perçues, à tort ou à raison, comme des sympathisants de Poutine. Le gouvernement a lancé tout un programme de «dérussification»: interdiction de regarder les télés et d’écouter les radios russes, restrictions des programmes locaux dans cette langue qui d’ailleurs disparaîtra totalement des écoles en 2025. Les russophones qui n’ont plus de passeports depuis la fin de l’URSS doivent maintenant obtenir un permis de séjour soumis à un examen de langue. S’ils ne maîtrisent pas suffisamment le letton, s’ils ratent un deuxième essai, ils sont menacés d’expulsion vers la Russie. Les jeunes générations sont peu touchées mais les personnes âgées se trouvent dans des situations difficiles au quotidien. L’administration a banni le russe. A Riga, dans les rues, dans les magasins, à l’aéroport, plus une enseigne en caractères cyrilliques. Même l’Ukraine qui connaît depuis 2014 une division de cette nature n’est pas allée aussi loin.

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