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Pourquoi notre orthographe est si terriblement compliquée

Il y a quelques années, j'ai découvert que la dictée n'était pas un exercice scolaire universel. En Serbie, dès qu'un enfant sait écrire, il sait écrire sa langue. Cela semble une évidence. Pour les francophones, la dictée est une autre forme d'évidence. C'est le pire souvenir des écoliers.

David Laufer 29 novembre 2024 14 min de lecture

Vous dîtes «nonante», vous?

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Vous dîtes «nonante», vous?

«Quatre-vingt-dix» ou «nonante»: voilà de quoi distinguer à l’oreille un Français d’un Suisse ou d’un Belge. L’auteure de ces lignes s’est d’ailleurs forcée à changer d’habitudes pour se mêler plus facilement à ses confrères de BPLT... Mais pourquoi ne sommes-nous pas d’accord? «Le Figaro» avance quelques raisons, certaines capricieuses.

Marie Céhère

L’art de soulever des questions éthiques, l’air de rien

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L’art de soulever des questions éthiques, l’air de rien

Chose peu commune, semble-t-il, l’auteur bernois Pedro Lenz écrit en Berndütsch «pour montrer que le dialecte appartient aussi à des gens ouverts sur le monde». C’est en binôme que Daniel Rothenbühler et Nathalie Kehrli se sont employés à restituer en français l’oralité d’un propos qui suit le cours de la pensée du narrateur, avec ses ruptures et ses digressions. Leur travail commun sur les textes de cet auteur a donné lieu d’abord à «Faut quitter Schummertal!», traduction de Der Goalie bin ig qui a obtenu le prix Schiller en 2011, puis à la version française de Primitivo, parue elle aussi aux éditions d’En Bas.

Sabine Dormond

Réussir l’examen ou s’exiler

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Réussir l’examen ou s’exiler

On connaît peu la réalité et l’histoire des pays baltes, pourtant membres de l’UE et de l’OTAN. Le magazine «L’Express» raconte ce qui se passe en Lettonie. Ce petit pays de 1,9 millions d’habitants, autrefois occupé par l’Empire allemand puis l’URSS. On y compte une forte minorité russophone: entre 25% et 35% des habitants, avec le bon passeport, ou celui de Russie, beaucoup sans papiers. Concentrés dans la capitale, Riga, et dans les localités de l’est. Ils rencontrent beaucoup de problèmes ces temps-ci…

Jacques Pilet

Lettonie, le casse-tête post-soviétique

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Lettonie, le casse-tête post-soviétique

La «NZZ» du 13 janvier dernier a publié un grand reportage sur l’est de la Lettonie, qui se trouve être russophone et qui est très marqué par l'influence de la Russie. Un fait qui dérange les dirigeants lettons, qui pensent que la langue et la culture lettonnes doivent primer. Un casse-tête post-soviétique pas unique du tout.

Sarah Dohr

Ukraine: la langue roumaine menacée

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Ukraine: la langue roumaine menacée

En Suisse, on ne peut rester indifférents au sort des minorités linguistiques dans les grands Etats. Intéressante donc, la grande enquête du «Courrier d’Europe centrale» sur la troisième langue parlée en Ukraine après l’ukrainien et le russe, le roumain. Mais par 1% seulement de la population, un demi-million de personnes environ, Roumains et Moldaves inclus, dans ce que l’on appelle la Bucovine du nord, à la frontière de la Moldavie.

Antoine Thibaut

Et si ce Kim de l’Horizon était un fou intéressant?

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Et si ce Kim de l’Horizon était un fou intéressant?

Doublement gratifié du prestigieux Prix du livre allemand et d’un immédiat succès critique et public, le premier récit de l’auteur non binaire Kim de l’Horizon, «Blutbuch», vient de paraître en traduction sous le titre d’«Hêtre pourpre», en référence à l’arbre-totem de l’auteur-autrice-auteuse-autorelle, avec des acrobaties linguistiques et typographiques qui dérouteront d’aucun(e)s autant que ses délirantes variations sur le corps, le sexe, les fées et les sorcières, les savoirs et les pouvoirs. Et pourtant: ce collage à forte implication émotionnelle et poétique nous scotche, en phase avec notre mémoire personnelle ou collective d’Helvètes aux bras dénoués.

Jean-Louis Kuffer

Non, le français n’est pas en danger, oui, la langue peut être un outil de pouvoir

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Non, le français n’est pas en danger, oui, la langue peut être un outil de pouvoir

Les lamentations concernant la dégénérescence du français ne datent pas d’aujourd’hui. Jeunes, provinciaux, pauvres, colonisés... il y a toujours quelqu’un que les élites accusent de maltraiter la langue, confondant souvent celle-ci avec les règles de l’orthographe ou de la syntaxe. Mais au-delà des réflexes conservateurs, le langage, lui, déborde souvent du cadre, tandis que la langue peut être outil de pouvoir et de domination. Trois livres proposent d’utiles réflexions sur le sujet.

Patrick Morier-Genoud

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Médias: le grand retour des «Incroyables»

«Incroyable!» C’est une avalanche «incroyable» qui submerge ainsi discours, interviewes, prises de paroles diverses et variées (voire avariées, le «a» n’étant ici nullement privatif). Mais ce sont surtout les radios qui se trouvent affectées par ce qui n’est plus un simple tic de langage mais devient un vrai TOC (trouble obsessionnel compulsif).

Jean-Noel Cuénod

Orthographe: et si on osait les comparaisons?

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Orthographe: et si on osait les comparaisons?

La graphie rénovée est relancée et avec elle le spectre qui hante la francophonie: celui de l’appauvrissement de la langue. Il suffit pourtant de regarder l’ailleurs linguistique pour se rassurer: une orthographe opaque et capricieuse n’est pas la condition de la profondeur.

Anna Lietti