La finance est-elle végane?


Si Keynes expliquait l’irrationnel de l’économie par les esprits animaux des investisseurs, c’est un véritable zoo qui s’est depuis développé dans la finance. Des mammifères aux poissons, en passant par les animaux magiques, la Wall Street s’apparenterait presque à une iconographie animalière. Voyage au cœur du jargon pas de la faune boursière.
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Pour se repérer dans le bestiaire du monde financier, il y a trois stratégies à adopter. La plus répandue consiste à chercher une référence comportementale ou une métaphore littéraire. Si cette méthode ne marche pas, l’attachement à un pays ou à la forme de la représentation graphique sont des pistes.
Mais débutons par le plus transparent, par exemple, le lièvre et la tortue. Ces héros des fables et contes pour enfants sont symboles de l’antagonisme lenteur VS vitesse. En finance, c’est pareil. Le premier est utilisé pour qualifier un investisseur à la vision long terme qui réduit au maximum le nombre de ses transactions. Son rival, quant à lui, veut tirer profit des micro mouvements du marché et ne cesse de placer des ordres. Malheureusement pour Jean de La Fontaine, sa célèbre morale «Rien ne sert de courir; il faut partir à point» n’est pas toujours la stratégie gagnante en bourse.
Un autre classique qui depuis est rentré dans le langage courant est le requin. Requin de la finance, qui est perpétuellement à la recherche de nouvelles opportunités de faire du profit, si bien représenté par Michael Douglas, alias Gordon Gekko, dans Wall Street. Son acolyte, le loup financier, lui aussi est devenu une star des films américains grâce à Leonardo DiCaprio dans le film The Wolf of Wall Street.




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