Publié le 10 octobre 2025

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L’actuel chaos politique français donne un triste aperçu des maux qui menacent la démocratie: querelles partisanes, déconnexion avec les citoyens, manque de réflexion et de courage, stratégies de diversion, tensions… Il est prévisible que le trouble débouchera, tôt ou tard, sous une forme ou une autre, vers des pouvoirs autoritaires.

Les voisins peuvent se moquer, ignorer, s’affliger, s’indigner du chaos politique français. Un cas particulier avec une Ve République qui donne des pouvoirs exorbitants à son président, même désavoué. Un peuple animé de passions idéologiques. On peut applaudir les huées qui montent de tous les camps, y compris du sien, «Macron démission!» Mais on peut aussi s’interroger plus largement sur les maux qui menacent la démocratie.

Celle-ci fonctionne, en Europe, sur les partis. Une nécessité pour assurer la diversité au parlement et, si possible, au gouvernement. Mais ils peuvent devenir la caricature d’eux-mêmes. S’ancrer dans leurs principes, s’enferrer dans leurs slogans, aboutissant ainsi à la castagne stérile. En France, l’extrême-droite voit le salut dans les cocoricos et le combat contre les immigrés, la gauche dans l’abaissement de l’âge de la retraite et plus d’impôts pour les riches, la droite classique dans le sacro-saint libéralisme. Un peu court non?

Manque de réflexion et de courage

On n’en est pas là en Suisse. Mais nos partis s’accrochent aussi à leurs principes et ne poussent pas loin la réflexion sur le renouveau de la politique, sur les nouvelles priorités qu’impose la réalité. Qui parle, par exemple, de la refonte nécessaire du système éducatif au temps de l’IA que les enseignants voient comme un danger plus qu’une chance? Au temps des réseaux sociaux, exécrés eux aussi à l’école. L’innovation est là pourtant, elle se développe dans un désordre qui fait souci et appellerait une meilleure maîtrise. En ce qui...

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