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La géopolitique comme mécanique d’horlogerie

Marie Céhère

Par Marie Céhère · Publié le 29 juillet 2020 · 3 min de lecture

La géopolitique comme mécanique d’horlogerie
Le salon Baselworld, rendez-vous des professionnels, acheteurs et amateurs d'horlogerie. - Photo Volker Renner © Baselworld

Les marques d’horlogerie de luxe, vitrine et prestige de la Suisse dans le monde entier, sont forcées de se mêler de politique, et risquent de s’emmêler les aiguilles.

La Suisse produit environ 20 millions de montres par an. C’est peu. Et c’est beaucoup en valeur: les ventes au détail sont estimées à 50 milliards de francs par an, soit 50% du marché mondial. 

Mais malgré cela, l’horlogerie «Swiss Made» constitue une part symbolique du PIB de la Confédération: 1,5% en 2019. L’aura de l’horlogerie suisse est donc celle du prestige, du luxe. Et cela n’est pas près de s’arrêter, en dépit de la crise du Covid-19. A la clé se trouvent, tout de même, près de 100’000 emplois. 

La quasi-totalité des montres de luxe, c’est-à-dire vendues plus de mille francs — et de grand luxe, jusqu’à plusieurs dizaines voire centaines de milliers de francs, pour les modèles produits en série limitée —, sont fabriquées en Suisse. Et achetées par qui? 

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