Nous sommes ce que nous mangeons

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Au milieu des nouvelles habituelles qui déclenchent souvent des commentaires «réflexes», il y en a de plus surprenantes, de plus insolites, qui poussent parfois à la réflexion. C’est le cas cette semaine avec ces quelques actualités.
Les Suisses aiment le poulet
Une enquête de l’émission basik de la RTS signale que les Suisses consomment en moyenne 15,9 kilos de poulet par personne et par an, ce qui fait un total d’environ 143 000 tonnes, soit plusieurs dizaines de millions de volatiles. Il faut donc les élever industriellement, à la chaîne. Dans leur poulailler de 800 m2, un couple d’agriculteurs vaudois en «accueille 15 000 à 18 000, six fois par an». Il s’agit d’un élevage «demi-intensif» et les poulets y vivent 51 jours avant d’être abattus. Deux à trois mois de vie et couic! Ça fait penser à Descartes et son animal-machine. Dans l’émission ABE, toujours sur la RTS, une chercheuse en sciences alimentaires explique que la demande des consommateurs de miel est plus forte que sa production. On nous vend donc du faux miel fabriqué avec du sirop de sucre. «Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es», a énoncé le gastronome Brillat-Savarin, ce qui équivaut au Der Mensch ist, was er isst du philosophe allemand Ludwig Feuerbach. Aujourd’hui, même la mer vomit notre alimentation industrielle: une marée alimentaire, composée notamment de frites surgelées, a recouvert une plage anglaise, révèle le HuffPost. Bon appétit!
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