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«Ah les cons! S’ils savaient…»

Guy Mettan

Par Guy Mettan · Publié le 28 février 2025 · 24 min de lecture

«Ah les cons! S’ils savaient…»
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La nouvelle administration américaine tente d’éviter un désastre en négociant la paix en Ukraine avec Poutine. Plus les hostilités durent et plus l’Ukraine et la position de l’Occident s’affaiblissent, mais certains ont célébré les trois ans de guerre de haute intensité en Ukraine en réclamant la poursuite des hostilités à tout prix. Retour, en deux épisodes, sur les erreurs de jugement, les omissions et les effets délétères d’une propagande qui a amené les peuples européens à s’aveugler sur ce conflit et les leaders européens à s’intoxiquer avec leurs propres discours mensongers.

Les 20 erreurs qui aveuglent les Européens

Première partie − 1 à 10

«Ah les cons! S’ils savaient…» On se souvient de l’exclamation prêtée à Daladier à l’aéroport du Bourget le 30 septembre 1938, alors que la foule l’applaudissait à son retour de la conférence de Munich. Huitante-sept ans plus tard mais pour des raisons inverses, on a envie de répéter la même chose à ceux qui, au début de cette semaine, ont célébré les trois ans de guerre de haute intensité en Ukraine en réclamant la poursuite des hostilités à tout prix. Au moins Daladier et ceux qui l’acclamaient avaient-ils l’excuse de vouloir la paix. Les médias et les leaders politiques européens, qui se veulent aujourd’hui «tous unis derrière l’Ukraine» et appellent à la poursuite de l’hécatombe, risquent d’être jugés demain aussi sévèrement que Daladier et Chamberlain. L’histoire ne leur pardonnera pas de s’être trompés ni d’avoir trompé leurs peuples.

Après la pseudo-conférence de paix du Bürgenstock et les pseudo-plans de paix de Zelensky, les voici en train de se précipiter aux Etats-Unis pour convaincre le président Trump de renoncer à ses négociations avec les Russes et de continuer à armer l’Ukraine «jusqu’à la défaite de la Russie».

Cela alors que la nouvelle administration américaine a compris que Kiev ne pouvait pas gagner la guerre sur le terrain et qu’elle tente d’éviter un désastre qui affaiblirait irrémédiablement l’Europe − et donc l’Amérique par contrecoup − tout en renforçant de façon irréversible l’axe russo-chinois et le reste des BRICS. Plus les hostilités dureront, plus l’Ukraine et la position de l’Occident s’affaibliront.  

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