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La France quitte à son tour le Niger, conspuée par une foule qui n’en veut plus

Catherine Morand

Par Catherine Morand · Publié le 29 septembre 2023 · 5 min de lecture

La France quitte à son tour le Niger, conspuée par une foule qui n’en veut plus
Opération aéroportée dans le Liptako nigérien appuyée par l'armée française, juin 2023. - © defense.gov - Source officielle

La France voulait faire du Niger la vitrine de sa nouvelle politique africaine. Emmanuel Macron a résisté deux mois aux injonctions de la junte militaire au pouvoir exigeant le départ des troupes françaises. Avant de jeter piteusement l’éponge dimanche dernier.

Sommaire

Dimanche soir, l’annonce par le président Macron du retrait des troupes françaises du Niger – noyée parmi d’autres relatives à la transition écologique, Lampedusa ou la vie chère – a fait l’effet d’une bombe en Afrique de l’Ouest, au Niger bien sûr, mais aussi au Burkina Faso et au Mali, deux pays qui ont récemment bouté les soldats français hors de leur territoire national.

Au Niger, des milliers de personnes sont aussitôt sorties dans les rues de la capitale Niamey, pour manifester leur joie et crier victoire devant la base française installée à l’aéroport international de Niamey, ainsi qu’aux abords de l’ambassade de France. Cela faisait deux mois que les nouveaux maîtres du Niger exigeaient le départ des quelque 1’500 hommes stationnés dans leur pays, ainsi que celui de l’ambassadeur de France, déclaré persona non grata par la junte au pouvoir depuis le 26 juillet dernier.

Surveillé de près, rationné, privé de contacts, l’ambassadeur Sylvain Itté a finalement pu quitter Niamey ce mercredi 27 septembre, à bord d’un avion militaire qui a d’abord fait escale à N’Djamena au Tchad, avant de regagner Paris. Il faudra en revanche encore plusieurs semaines pour déplacer les hommes stationnés à Niamey et à Ouallam dans l’ouest du Niger, probablement via un pont aérien; ainsi que le matériel militaire qui devrait être acheminé jusqu’au port de Cotonou au Bénin voisin.

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