intelligence artificielle

L’IA a besoin de philosophes, mais un diplôme fait-il un philosophe?
Le cadre normatif est en pleine bascule. Les journaux américains, notamment «The Economist» et le «New York Times» illustrent le point d'entrée d’une des conversations les plus conséquentes du moment: les grands laboratoires d'IA recrutent des philosophes. Une nouvelle qui rend perplexes tant les ingénieurs que les philosophes de la spéculation. Mais que révèle cette tendance, et que devrait-elle changer dans la manière dont on choisit ses études?

Fable et Mythos hors-ligne: la cybersécurité prise en otage par le technopouvoir
Cybersécurité, intelligence artificielle, souveraineté technologique… ces enjeux figurent désormais parmi les priorités stratégiques des grandes puissances. La création, en 2024, d’un groupe de travail du G7 dédié à la cybersécurité illustre cette préoccupation croissante face à des menaces numériques jugées critiques pour la sécurité, l’économie et le fonctionnement des démocraties. Mais à l’ombre du G7 d’Évian 2026, c’est un scandale d’une tout autre nature qui agite aujourd’hui le monde de la cybersécurité.

IA: déléguer ou ne pas déléguer la pensée humaine, telle est la question
L'intelligence artificielle bouleverse notre rapport à la connaissance, au travail et même à la pensée. Faut-il pour autant lui déléguer une partie de nos capacités cognitives? Entre risques de dépendance, souveraineté intellectuelle et nouvelles compétences à développer, la question dépasse largement la technologie. Elle touche à ce qui fait la singularité humaine: notre aptitude à penser, à dialoguer et à donner du sens dans un monde toujours plus complexe.

Quand la surstimulation nous éloigne du réel
Habiter le réel à l’ère du flux d’information et de l’intelligence artificielle devient un enjeu central. Dans un environnement où l’expérience tend à être lissée, immédiate et sans friction, les rapports au temps, à autrui et à la pensée se transforment en profondeur. Ce déplacement interroge les conditions mêmes de l’apprentissage, mais aussi celles de notre présence au monde.

Quelles sont les finalités des lunettes connectées?
A l’heure des lunettes connectées, de la reconnaissance faciale, des caméras de vidéosurveillance et des capteurs électroniques qui scrutent notre environnement, nos comportements et notre corps, avec l’intelligence artificielle qui conditionne nos pensées et nos actions, que reste-t-il de notre intimité et de nos libertés?

Monoculture numérique intensive: quel devenir?
La dépendance aux infrastructures numériques, celle aux solutions informatisées par l’intelligence artificielle, comme les interdépendances des ressources et des infrastructures critiques, ont fait apparaître de nouveaux risques systémiques. Ce n’est pas la technique informatique qui en est la cause mais la manière d’organiser et de réaliser l’informatisation de la société selon une logique de monoculture numérique intensive préjudiciable à la robustesse et à notre devenir.

Technobiocide: un crime de guerre comme les autres?
Il est de plus en plus difficile d’ignorer les conséquences de notre dépendance aux hydrocarbures. La guerre au Moyen-Orient les met en avant comme d’ailleurs celles liés à notre dépendance à l’IA, aux centres de données et à leurs fournisseurs hégémoniques. Pourquoi ne pas imaginer et faire vivre d’autres possibles que ceux induits par de multiples dépendances qui génèrent des risques systémiques qui se traduisent en destruction programmée du vivant et de la biodiversité?

La littérature révélatrice des pièges de l’intelligence artificielle
Regarder le phénomène de société qu’est l’intelligence artificielle au travers du prisme de la littérature permet de questionner le monde dans lequel nous vivons. L’écriture romanesque peut éclairer, entre autres, la complexité des relations individuelles et collectives entretenues avec la politique, l’économie et la technique ainsi que les jeux de pouvoir qui y sont associés. Voilà pourquoi lire ou relire certains livres qui ouvrent de nouveaux horizons en faisant œuvre de lucidité est important.

Comment la Chine est devenue le nouveau leader technologique du monde
A Pékin, des robots humanoïdes exécutent des chorégraphies martiales avec une précision saisissante. Derrière le spectacle du Nouvel An chinois, une réalité s’impose: en deux décennies, la Chine s’est hissée au sommet de la hiérarchie technologique mondiale. Recherche scientifique, intelligence artificielle, transition énergétique, spatial… L’Empire du Milieu ne se contente plus de rattraper l’Occident, il redéfinit les équilibres.

Le fossé cognitif s’élargit: l’IA évolue, mais nos questions suivent-elles?
A mesure que l’intelligence artificielle progresse, elle révèle moins ses propres limites que les nôtres. Un fossé cognitif se creuse entre ceux qui apprennent à questionner, comprendre et gouverner l’outil, et ceux qui s’en remettent à ses réponses. Plus qu’un défi technologique, l’IA impose une transformation profonde de notre rapport au savoir et à la responsabilité.

Pour un droit fondamental à ne pas être sous dépendance de l’IA et sous surveillance informatique
Le droit à ne pas être dépendant de l’IA va de pair avec celui de ne pas être mis systématiquement sous surveillance informatique. Cela pourrait être un nouveau droit humain fondamental contribuant à faire respecter une dizaine d’autres qui sont inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée lors de l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948.

Des géants de la tech donnent désormais la priorité à la quête de sens
A contre-courant des discours focalisés sur la seule performance technologique, certains dirigeants de la Silicon Valley appellent désormais à rééquilibrer l’innovation vers ce qui donne sens à son usage. A mesure que l’intelligence artificielle transforme le travail et les compétences, la valeur se déplacerait vers des qualités longtemps associées aux humanités: jugement, communication, interprétation. Entre mutation économique et redéfinition des priorités éducatives, ce repositionnement esquisse les contours d’un débat qui dépasse largement le seul secteur de la tech.

Au-delà des risques et des promesses, la force du grain de sable
Les événements récents, corroborés par la publication des derniers rapports annuels sur les risques, confirment la persistance des menaces existantes, désormais amplifiées par le développement de l’intelligence artificielle. Celles-ci s’inscrivent dans une dynamique de long terme marquée par la fragilisation des sociétés, sous l’effet conjugué des tensions géopolitiques, de l’érosion de la souveraineté étatique et d’une dépendance numérique croissante.

Les limites du contrôle dans le monde multipolaire
Dans un monde multipolaire de plus en plus interconnecté, la tentation du contrôle total se heurte aux lois de la complexité. A mesure que les systèmes gagnent en densité et en vitesse, les stratégies de domination révèlent leurs limites, exposant les acteurs les plus centralisateurs à des effets de retour incontrôlables.

L’IA fossoyeuse de la démocratie et du politique
Dans un monde hyperconnecté, à l’heure de la dépendance informatique, les opérations d’influence et de désinformation ajoutées à la cybercriminalité et aux dysfonctionnements informatiques sont de plus en plus dévastatrices. L’intelligence artificielle comme les réseaux sociaux, leurs natures, modes de fonctionnement et les modèles économiques qui les sous-tendent, sont au service du technocapitalisme. Ils sont des instruments de puissance et de pouvoir de ceux qui possèdent les infrastructures numériques et imposent leurs conditions d’utilisation.

IA générative et travail: libération ou nouvelle aliénation?
L’avènement de l’intelligence artificielle, en particulier les modèles génératifs comme ChatGPT, semble annoncer une importante transformation de l’économie mondiale. Plus en profondeur, elle questionne le sens même du travail et de notre humanité. Tour d’horizon des enjeux humains, environnementaux et éducatifs de cette révolution numérique.



