intelligence artificielle

IA: déléguer ou ne pas déléguer la pensée humaine, telle est la question
L'intelligence artificielle bouleverse notre rapport à la connaissance, au travail et même à la pensée. Faut-il pour autant lui déléguer une partie de nos capacités cognitives? Entre risques de dépendance, souveraineté intellectuelle et nouvelles compétences à développer, la question dépasse largement la technologie. Elle touche à ce qui fait la singularité humaine: notre aptitude à penser, à dialoguer et à donner du sens dans un monde toujours plus complexe.

Quand la surstimulation nous éloigne du réel
Habiter le réel à l’ère du flux d’information et de l’intelligence artificielle devient un enjeu central. Dans un environnement où l’expérience tend à être lissée, immédiate et sans friction, les rapports au temps, à autrui et à la pensée se transforment en profondeur. Ce déplacement interroge les conditions mêmes de l’apprentissage, mais aussi celles de notre présence au monde.

Sommes-nous entrés dans une nouvelle ère politique?
Après son roman très remarqué «Le Mage du Kremlin», Giuliano da Empoli nous livre, dans cet «essai littéraire», une analyse aussi incisive que mémorable de la scène politique internationale. Compte rendu de rencontres entre puissants auxquelles il a assisté à différents titres, mise en garde contre l’insouciance avec laquelle nous accueillons les nouvelles technologies et réquisitoire contre l’inconscience de certains décideurs éblouis par les promesses des «conquistadores technologiques», l’ouvrage est imprégné d’humour et de cynisme.

Quelles sont les finalités des lunettes connectées?
A l’heure des lunettes connectées, de la reconnaissance faciale, des caméras de vidéosurveillance et des capteurs électroniques qui scrutent notre environnement, nos comportements et notre corps, avec l’intelligence artificielle qui conditionne nos pensées et nos actions, que reste-t-il de notre intimité et de nos libertés?

Technobiocide: un crime de guerre comme les autres?
Il est de plus en plus difficile d’ignorer les conséquences de notre dépendance aux hydrocarbures. La guerre au Moyen-Orient les met en avant comme d’ailleurs celles liés à notre dépendance à l’IA, aux centres de données et à leurs fournisseurs hégémoniques. Pourquoi ne pas imaginer et faire vivre d’autres possibles que ceux induits par de multiples dépendances qui génèrent des risques systémiques qui se traduisent en destruction programmée du vivant et de la biodiversité?

La littérature révélatrice des pièges de l’intelligence artificielle
Regarder le phénomène de société qu’est l’intelligence artificielle au travers du prisme de la littérature permet de questionner le monde dans lequel nous vivons. L’écriture romanesque peut éclairer, entre autres, la complexité des relations individuelles et collectives entretenues avec la politique, l’économie et la technique ainsi que les jeux de pouvoir qui y sont associés. Voilà pourquoi lire ou relire certains livres qui ouvrent de nouveaux horizons en faisant œuvre de lucidité est important.

La fabuleuse histoire du drone Silver
Depuis plusieurs années, les drones envahissent notre quotidien. Certains s’en amusent, d’autres les utilisent pour livrer des colis, surveiller ou encore faire la guerre pour ne citer que quelques finalités de leurs usages civils ou militaires. Plutôt que de commenter l’actualité des conflits où ils sont impliqués, plutôt que d’évoquer les choix d’IA pour la sécurité et la défense ou les manières dont les IA génératives proposent une escalade des conflits et le recours à l’arme nucléaire, j’ai choisi de vous conter la fabuleuse histoire du drone Silver. Toute ressemblance de cette fable avec la réalité serait purement fortuite.

Comment la Chine est devenue le nouveau leader technologique du monde
A Pékin, des robots humanoïdes exécutent des chorégraphies martiales avec une précision saisissante. Derrière le spectacle du Nouvel An chinois, une réalité s’impose: en deux décennies, la Chine s’est hissée au sommet de la hiérarchie technologique mondiale. Recherche scientifique, intelligence artificielle, transition énergétique, spatial… L’Empire du Milieu ne se contente plus de rattraper l’Occident, il redéfinit les équilibres.

Pour un droit fondamental à ne pas être sous dépendance de l’IA et sous surveillance informatique
Le droit à ne pas être dépendant de l’IA va de pair avec celui de ne pas être mis systématiquement sous surveillance informatique. Cela pourrait être un nouveau droit humain fondamental contribuant à faire respecter une dizaine d’autres qui sont inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée lors de l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948.

Des géants de la tech donnent désormais la priorité à la quête de sens
A contre-courant des discours focalisés sur la seule performance technologique, certains dirigeants de la Silicon Valley appellent désormais à rééquilibrer l’innovation vers ce qui donne sens à son usage. A mesure que l’intelligence artificielle transforme le travail et les compétences, la valeur se déplacerait vers des qualités longtemps associées aux humanités: jugement, communication, interprétation. Entre mutation économique et redéfinition des priorités éducatives, ce repositionnement esquisse les contours d’un débat qui dépasse largement le seul secteur de la tech.

Le marché de l’IA stagne face à son angle mort: la gouvernance de l’usage
Si l’intelligence artificielle gagne en puissance, la valeur qu’elle génère ne suit pas toujours la même trajectoire. Non pas parce que la technologie plafonne, mais parce que nos usages, nos cadres mentaux et notre gouvernance tardent à évoluer. Entre complémentarité humain-machine, littératie numérique et enjeux économiques, une question s’impose: et si la véritable limite de l’IA résidait moins dans ses capacités que dans notre manière de penser et d’interagir avec elle?

Au-delà des risques et des promesses, la force du grain de sable
Les événements récents, corroborés par la publication des derniers rapports annuels sur les risques, confirment la persistance des menaces existantes, désormais amplifiées par le développement de l’intelligence artificielle. Celles-ci s’inscrivent dans une dynamique de long terme marquée par la fragilisation des sociétés, sous l’effet conjugué des tensions géopolitiques, de l’érosion de la souveraineté étatique et d’une dépendance numérique croissante.

L’IA fossoyeuse de la démocratie et du politique
Dans un monde hyperconnecté, à l’heure de la dépendance informatique, les opérations d’influence et de désinformation ajoutées à la cybercriminalité et aux dysfonctionnements informatiques sont de plus en plus dévastatrices. L’intelligence artificielle comme les réseaux sociaux, leurs natures, modes de fonctionnement et les modèles économiques qui les sous-tendent, sont au service du technocapitalisme. Ils sont des instruments de puissance et de pouvoir de ceux qui possèdent les infrastructures numériques et imposent leurs conditions d’utilisation.

IA générative et travail: libération ou nouvelle aliénation?
L’avènement de l’intelligence artificielle, en particulier les modèles génératifs comme ChatGPT, semble annoncer une importante transformation de l’économie mondiale. Plus en profondeur, elle questionne le sens même du travail et de notre humanité. Tour d’horizon des enjeux humains, environnementaux et éducatifs de cette révolution numérique.

Intelligence artificielle: quelle place pour la liberté de la presse et le quatrième pouvoir?
Exercer son esprit critique alors que les promesses de facilité et de rapidité des systèmes d’IA nous invitent à l’endormir et à la paresse intellectuelle devient une nécessité vitale pour chacun d’entre nous. S’interroger sur ce que fait l’IA à la presse et aux médias est tout aussi impératif. Cela passe notamment par la compréhension des changements opérées par l’IA sur la perception du réel, la liberté de témoigner et le pouvoir de contrôler.

Economie de la connaissance: un tournant éthique pour notre temps?
L’interconnexion mondiale a transformé l’économie. La valeur ne se crée plus seulement par les ressources ou la force de travail, mais par des systèmes qui apprennent, s’adaptent et utilisent l’information de manière intelligente. Autrement dit savoir apprendre, relier, contextualiser, interpréter, transmettre et créer du sens utilisable dans un environnement complexe. La complexité devient alors une matière première. Mais dans l’économie de la connaissance, ce n’est pas celui qui voit la complexité qui gagne, c’est celui qui sait en faire quelque chose.



