Fable et Mythos hors-ligne: la cybersécurité prise en otage par le technopouvoir

Solange Ghernaouti

Par Solange Ghernaouti · Publié le 19 juin 2026 · 7 min de lecture

Fable et Mythos hors-ligne: la cybersécurité prise en otage par le technopouvoir
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Cybersécurité, intelligence artificielle, souveraineté technologique… ces enjeux figurent désormais parmi les priorités stratégiques des grandes puissances. La création, en 2024, d’un groupe de travail du G7 dédié à la cybersécurité illustre cette préoccupation croissante face à des menaces numériques jugées critiques pour la sécurité, l’économie et le fonctionnement des démocraties. Mais à l’ombre du G7 d’Évian 2026, c’est un scandale d’une tout autre nature qui agite aujourd’hui le monde de la cybersécurité.

Sommaire

Les enjeux de pouvoir et les instruments de puissance via la maîtrise du numérique sont bien identifiés depuis de nombreuses années comme en témoigne, pour ne donner qu’un exemple, la création lors de la deuxième phase du Sommet mondial de la société de l’information (WSIS – Tunis 2005) de l’Internet Governance Forum (IGF) dont la première édition a eu lieu en 2006. Dans mon livre Cyberpower. Crime, conflict and security in cyberspace paru en 2013 et traduit en chinois, j’analysais entre autres, les problèmes de dépendance à des produits et fournisseurs de technologies et à des pays. Que cela soit en temps de paix, de conflits ou de guerre, les conséquences pour les individus, les organisations et les États des menaces, des vulnérabilités et des risques mal maîtrisés étaient mises en évidence. Dix ans plus tard, mon livre Cybercriminalité. Comprendre. Prévenir. Réagir mettait l’accent sur les technologies et pratiques émergentes, le quantique, l’intelligence artificielle, permettant de nuire et de porter préjudice à l’ensemble des acteurs connectés.

L’IA révèle ce que tous les experts en cybersécurité savaient déjà: il n’y a pas de «security by design» et tous les produits sont vulnérables!

Les systèmes d’intelligence artificielle comme par exemple Mythos d’Anthropic – mais pas uniquement, sont en mesure d’identifier des vulnérabilités et des failles dans des logiciels et programmes informatiques distribués et commercialisés.

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