Le Conseil fédéral essuie un camouflet


La gifle a été peu retentissante. Les gentils médias, surtout en Suisse romande, n’y ont pas ou peu fait allusion. Elle fait pourtant mal à la réputation de sagesse du gouvernement. La loi qu’il concocte sur les pouvoirs d’urgence prolongés jusqu’à fin 2022, dont nous avons parlé il y a peu, est âprement critiquée de tous les bords: les partis, les parlementaires, les cantons. C’est un chœur de protestations. Le CF devra sérieusement revoir sa copie s’il veut passer le cap des Chambres début septembre.
Rappel. L’état d’urgence décrété au début de la pandémie est limité dans le temps. Pour aller au-delà de l’été, les prétendus Sages veulent faire adopter une loi spéciale qui prolonge les compétences exceptionnelles jusqu’en 2022. Elle a trait aux mesures sanitaires et aussi à d’autres domaines, subventions diverses, justice, politique des étrangers, et autres. Avec un point sensible: la possibilité de rendre des vaccinations obligatoires. Le Parlement aurait le droit d’en débattre, pas de s’y opposer. Les cantons? Ils seraient consultés mais pas forcément suivis.
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Ce projet fourre-tout a fait l’objet, comme il se doit, d’une consultation. Dans un délai de trois semaines au lieu des trois mois habituels. Il a pris fin le 10 juillet. Bien que plusieurs réponses aient été confidentielles, on commence à mesurer le tollé que ce texte soulève.




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