Défense suisse: «Non à une puissance armée, oui à une puissance de paix»


Un livre qui tombe à pic. A trois mois de la votation sur l’achat de futurs avions de combat auquel il est opposé, le socialiste jurassien Pierre-Alain Fridez, conseiller national, membre de la Commission de politique de sécurité, publie un ouvrage qui nourrira utilement le débat. Son titre: «Sécurité et défense de la Suisse. Casser les tabous, oser les solutions». Rien d’un brûlot, venant de cet ancien antimilitariste converti, dit-il, au pragmatisme. Mais tout d’un manuel repensant la stratégie et la dimension de l’armée suisse.
A son arrivée au Conseil national, en décembre 2011, le docteur Pierre-Alain Fridez s’est retrouvé, sans l’avoir demandé, dans la Commission de politique de sécurité. Lui qui rêvait de s’occuper de santé… En réalité, cet ancien partisan de l’abolition de l’armée – il avait voté « oui » en 1989 – a tout de suite « croché » à cette matière. D’emblée, il a été membre d’une commission d’enquête parlementaire relative à la procédure d’acquisition des avions de combat Gripen. Quelque chose de très concret, d’assez excitant. Et maintenant, de sa part, un livre programmatique dans un domaine devenu familier.

A quel moment avez-vous décidé d’écrire ce livre?




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