Armée suisse

Attaquée, l’armée suisse se rend dare-dare
La nouvelle illustre dans quelle panade se trouve la défense helvétique. L'entité fédérale RUAG qui gère l'armement a été victime de hackers qui ont exigé une rançon. Et les «généraux» ont payé, se moquant des consignes de la cybersécurité. Ils ne font pas non plus le ménage dans les dossiers accablants qui traînent depuis des années.

L’étude qui tombe à point nommé pour l’armée suisse
Le rapport «Sécurité 2026», paru le 26 mai dernier, présente une image flatteuse de l'armée suisse, ceci précisément au moment où le pays s'apprête à voter sur le service civil et débat d'une augmentation du budget militaire. Coïncidence? Peut-être. Mais la proximité entre les organisations qui l’ont réalisé et le Département fédéral de la défense incite à la prudence.

L’armée suisse dans la pagaille
Ce jeune soldat vaudois est en exercice dans l’infanterie à Birmensdorf (ZH). Il demande à son supérieur ce qu’il adviendrait en cas d’attaque de drones. «On n’a rien pour ça. Ils nous bousilleraient», s’entend-il répondre. L’armée se moque de ses hommes en faisant comme si de rien n’était.

Quand l’armée suisse était un laboratoire de la guerre cognitive occidentale
Dans la mémoire collective suisse, l’armée incarne la défense ultime de la neutralité. Une armée de milice, ancrée dans le territoire, méfiante à l’égard des grandes puissances, gardienne sourcilleuse de l’indépendance nationale. Pourtant, dès les années 1950, cette institution se retrouve au cœur d’un flux intense d’informations stratégiques venues de l’étranger. Une part significative de ces analyses porte, évidemment, sur un sujet: la menace soviétique. Ce discours ne vient pas directement de Londres ou de Washington. Il transite par des canaux plus discrets, dans un espace rarement interrogé par l’historiographie: les revues militaires helvétiques.

Les fantasmes des chefs de guerre suisses
Il arrive que le verrou des non-dits finisse par sauter. Ainsi on apprend au détour d’une longue interview dans la NZZ que le F-35 a été choisi pas tant pour protéger notre ciel que pour aller bombarder des cibles à des centaines, des milliers de kilomètres de la Suisse. En clair: pour se joindre de facto à l’OTAN dans un conflit généralisé. Qu’il en a rêvé, de cet avion, le commandant de l’aviation Peter Merz, surnommé Pablo par ses potes…

Les Suisses ne tirent aucun avantage des coûts élevés de la santé
Les primes d'assurance maladie devraient à nouveau augmenter de 4 % en 2026. Or il n’existe aucune corrélation entre les coûts de la santé et la santé réelle d’une population, ni avec son espérance de vie. La preuve? En Grande-Bretagne, le nombre de décès liés au cancer est inférieur à celui de la Suisse malgré des dépenses deux fois moins élevées.

Le Hamas inspire l’armée suisse
Remise en état à prix exorbitant de nombreux bunkers creusés pendant la Seconde Guerre mondiale, acquisition de missiles à longue portée – pour bombarder qui? L’inspiration de nos stratèges galonnés n’impressionne guère.

Vos regards sur la Suisse au temps de Trump
Nous vous avons demandé votre avis et vous êtes nombreux à avoir répondu. Un grand merci à vous chères lectrices et chers lecteurs! Vos mots éclairent les réactions à ce chambardement, trop souvent outrées ailleurs, fort sages ici. Quelques citations.

Armée suisse: les lâcheurs se pavanent
Face à la débâcle du DDPS, les capitaines quittent le navire les premiers. Et personne au gouvernement pour réagir. D’ailleurs, peut-on encore qualifier un tel club de gouvernement?

Défense suisse: quand éclate le besoin de renouveau
Soudain tout se précipite et la Suisse s’interroge enfin ouvertement sur sa politique de défense et sa relation à l’Europe. Ce qui arrive à Berne ces jours n’est pas banal. Rappel d’une escalade, d’un enchaînement d’évènements divers mais révélateurs et reliés entre eux.

Musk dézingue notre avion
La capacité de défense de l’armée suisse est remarquable. Du moins lorsqu’il s’agit de balayer les informations qui contredisent ses plans. Sous la houlette de Madame Viola Amherd, grande pourvoyeuse de milliards militaires, nos chefs de guerre ont accueilli avec une moue condescendante la déclaration d’un certain Elon Musk à propos du FA-35. Dont nous avons acheté 36 exemplaires. Il le dézingue de A à Z.

L’armée suisse en surchauffe
Le chef de l’armée suisse, Thomas Süssli, annonce un «plan stratégique de défense» qui nécessite d’ajouter 13 milliards au budget militaire ces prochaines années. Et coopérer davantage avec l’OTAN. Un rapport du Département qui circule en Suisse alémanique parle même de 30 milliards. Quant aux experts consultés par la «Sonntagszeitung», ils évoquent un minimum de 50 milliards. Sur dix ans environ. Quelle mouche a-t-elle piqué ces galonnés?







