La valse opaque des milliards européens

© Depositphotos
Bien que la maison fonctionne pour ses tâches de base, la gouvernance actuelle de l’Union européenne irrite de plus en plus. Elle se donne des compétences qu’elle n’a pas, sur la politique étrangère et la défense notamment, elle se montre autoritaire et tatillonne sur certains points et fâcheusement laxiste en d’autres occasions. Ainsi, dans l’émotion du moment, fin 2020, elle a décidé d’un emprunt de 750 milliards d’euros pour venir en aide aux Etats qui avaient paralysé leurs économies avec les mesures de confinement. Elle en a prêté la moitié aux Etats et distribué l’autre à fonds perdus. Mais à quoi ont servi ces sommes énormes? La Cour des comptes du Parlement européen a tapé fort, début mai, avec un rapport accablant.
Ce fonds, nommé «Facilité pour la reprise et la résilience (FRR)», devait aller à des buts précis dans chaque pays. Surprise: personne à Bruxelles n’en a fait l’inventaire. Manque de transparence, de rigueur et de contrôle. Les Etats, qui ont d’ailleurs beaucoup tardé à demander cette aide, l’ont utilisée à des fins diverses, souvent sans rapport avec la crise Covid. Soupçons de fraude. L’alarme est passée sous silence. Et pour cause, tous ont mis les doigts dans le pot de confiture.
Résultat des courses: l’endettement de l’UE prend l’ascenseur. Au total, il atteindra d’ici la fin de l’année 2026 plus de 1000 milliards d’euros, soit environ 5 % du revenu national brut des 27 Etats membres. Avec un coût galopant des intérêts à la charge des contribuables....
Ce contenu est réservé aux abonnés
En vous abonnant, vous soutenez un média indépendant, sans publicité ni sponsor, qui refuse les récits simplistes et les oppositions binaires.
Vous accédez à du contenu exclusif :
-
Articles hebdomadaires pour décrypter l’actualité autrement
-
Masterclass approfondies avec des intervenants de haut niveau
-
Conférences en ligne thématiques, en direct ou en replay
-
Séances de questions-réponses avec les invités de nos entretiens
- Et bien plus encore…
Déjà abonné ? Se connecter
À lire aussi















