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Mortelle, l’Europe? Oui, comme l’Union soviétique

Par André Larané · Publié le 28 juin 2024 · 8 min de lecture

Mortelle, l’Europe? Oui, comme l’Union soviétique
Le Parlement européen à Strasbourg. © DR

Dans son discours de lancement de la campagne des élections européennes, le 25 avril dernier, Emmanuel Macron avait exprimé d'entrée de jeu sa crainte: «Notre Europe aujourd’hui est mortelle. Elle peut mourir et cela dépend uniquement de nos choix». De fait, l'UE, qui arrive à l'âge de l'URSS au jour de son décès, s'épuise à suivre le rythme que lui imposent les fédéralistes...

Sommaire

Editorial publié sur Herodote.net le 30 avril 2024


De son premier discours à la Sorbonne, le 26 septembre 2017, à celui du 25 avril 2024, Emmanuel Macron n’a pas changé d’un iota dans ses convictions fédéralistes, lui que l’on accuse si fréquemment de versatilité ou d’irrésolution (« en même temps ») dans sa gestion du quotidien.

Ses ambitions tournent autour de trois pôles :
• « Être européen, c’est défendre une certaine idée de l’homme qui place l’individu libre, rationnel et éclairé au-dessus de tout ».
• « L’Europe puissance, c’est une Europe qui se fait respecter et qui assure sa sécurité. C’est une Europe qui assume d’avoir des frontières et qui les protège ».
• « Faire émerger les champions européens et assumer de soutenir massivement les entreprises dans nos secteurs stratégiques ».

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