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Le premier congrès féministe en suisse

Bon pour la tête

Par Bon pour la tête · Publié le 22 août 2020 · 7 min de lecture

Le premier congrès féministe en suisse
Congrès international féministe à Genève au Palais Eynard en 1920. - © Atelier Boissonnas. Centre d’iconographie de la Bibliothèque de Genève

En 1896, Genève accueille le Congrès des intérêts féminins. Il ambitionne de conférer aux femmes davantage de droits et d’indépendance.


Un article de Maelle Rigotti, 

paru dans le mensuel romand d’histoire et d’archéologie Passé simple 


A la fin du XIXe siècle, le féminisme en Suisse en est encore à ses balbutiements. «Le féminisme n’a pas encore suffisamment pris racine dans notre pays (…) Peut-être que, si nous avions un siècle de plus, ce seraient vous, Mesdames, qui, jouissant de vos droits civiques et tenant en mains les rênes de la politique, présideriez cette fête du travail et convieriez les hommes à s’associer à la glorification de vos efforts et de vos entreprises!» C’est en ces termes qu’Albert Maunoir (1863-1929), avocat et député au Grand Conseil genevois, s’exprime au «banquet des dames». Cette agape ouvre l’Exposition nationale de Genève le 1er mai 1896. La manifestation d’envergure attire à Genève plus de 2,3 millions de visiteuses et de visiteurs. Et vers la fin de l’Exposition se déroule le premier Congrès suisse des intérêts féminins, du 8 au 12 septembre 1896. L’Exposition nationale suisse vise à mettre en avant le meilleur de la production helvétique dans tous les domaines, autant industriels, sociaux que culturels. La tenue d’un congrès féminin lors d’un événement de cette ampleur constitue une occasion idéale pour les associations féministes suisses de coordonner leurs efforts et de faire connaître leurs revendications.

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