La Pologne, pays d’immigration

Publié le 4 juin 2021

Un terminal de l’aéroport Boryspil de Kiev (Ukraine). Des vols relient directement des villes polonaises non seulement à Kiev mais à Lviv. – © Vladimir Yaitskiy

Il y a les discours et il y a les faits. La Pologne nationaliste qui refuse les réfugiés du Sud accueille toujours plus d’étrangers. 2,2 millions, soit 6% de la population. En provenance du proche voisinage: plus de la moitié sont des Ukrainiens, puis les Biélorusses et les Indiens en troisième position. Sur les premiers mois de l'année 2021, 50’000 «petites mains» sont arrivées d’Ukraine, reprenant les tâches que boudent les Polonais. Le «Courrier d'Europe centrale» en fait état.

Certains fuient la dictature de leur pays, beaucoup d’autres cherchent un meilleur salaire, quatre à cinq fois plus élevé qu’en Ukraine, deux à trois fois mieux qu’en Biélorussie. Quant aux Indiens, ils décrochent des jobs principalement dans l’informatique, car la Pologne devient l’un des pays les plus actifs et performants dans ce domaine.

L’interruption des vols avec la Biélorussie à la suite d’un piratage aérien et de l’arrestation d’un dissident met sa communauté exilée dans de sérieuses difficultés. Celle-ci s’alarme de plus en plus de la répression exercée par le dictateur de Minsk jusqu’au-delà de ses frontières. Un groupe de Biélorusses mène une grève de la faim en Pologne pour réclamer des sanctions plus sévères à l’endroit du président Loukachenko.

Avec l’Ukraine, tout va pour le mieux. Des vols relient directement des villes polonaises non seulement à Kiev mais à Lviv, au nord ouest et proche de la frontière. Le gouvernement de Varsovie appuie de toutes ses forces le durcissement ukrainien face à la Russie et aux territoires pro-russes.


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