A l’été 2009, la star disparue fin décembre répondait par écrit à une invitation du festival de philosophie que j’organisais à Saint-Maurice sur le thème de l’homme et l’animal. Ces courriers manuscrits, publiés pour la première fois, révèlent la cohérence intime d’un choix de vie radical et souvent incompris, ainsi qu’un geste de profonde humanité.
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Trop belle, trop iconique, trop proche de la France traditionnelle, trop amoureuse des animaux aussi. Brigitte Bardot était tout simplement trop pour la France des élites intellectuelles, qui ne l’aimait guère, comme en ont témoigné les nécrologies empruntées des médias parisiens au moment de sa mort fin décembre. Nous avions échangé, en été 2009, à l’occasion du festival francophone de philosophie que j’organisais alors à Saint-Maurice, et qui était consacré, cette année-là, à l’homme et à l’animal. Voici les courriers, écrits de sa grande écriture bleue et ronde, qu’elle nous avait envoyés et qui sont restés inédits à ce jour.
Au moment de commencer une nouvelle année qui semble bien mal partie, entre le drame de Crans-Montana et le kidnapping du chef d’Etat vénézuélien, son témoignage nous offre un regard éclairant sur ce qui fut le grand choix de sa vie et un geste de profonde humanité.
Juin 2009, La Madrague
«Cher Guy Mettan,






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