Documentaire primé au dernier Festival de Soleure, «Autour du feu» de Laura Cazador et Amanda Cortés, réunit les anciens membres de la dite «Bande à Fasel» et des jeunes militantes anticapitalistes d'aujourd'hui pour comparer leurs idées et leurs expériences. Au-delà de son dispositif minimaliste, un film qui pose des questions essentielles à notre démocratie.
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Malgré son Prix Visioni pour la première ou deuxième œuvre obtenu à Soleure, Autour du feu n’est pas le genre de film que l’on court voir spontanément, tant son programme paraît modeste: regarder et écouter des gens qui discutent autour d’un feu. Et à vrai dire, entre soupçons de naïveté et de maladresses, le début n’est pas forcément de nature à rassurer. Pourtant, on est bientôt pris, preuve d’un film bien mieux pensé et réalisé qu’on ne l’aurait cru. Mieux encore, on en sort très content d’avoir assisté à ces échanges – déjà parce que les personnes à l’écran ne sont pas n’importe qui.
Les plus âgés se souviendront sûrement de cette Bande à Fasel qui défraya la chronique par ses attaques à main armée à la fin des années 1970 du côté de Fribourg et de Neuchâtel, de ses arrestations, condamnations et évasions la décennie suivante. Plutôt que de retracer simplement leur histoire dans une perspective historienne, les autrices ont eu l’idée de faire dialoguer ces deux «gangsters anarchistes» rangés des voitures, Jacques Fasel et Daniel Bloch, avec trois jeunes militantes anticapitalistes anonymes, engagées respectivement dans la ZAD du Mormont, le mouvement écologiste Extinction Rébellion et un collectif antiraciste. Une mise en relation qui s’est imposée comme la meilleure approche pour les autrices Laura Cazador et Amanda Cortés.






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