Votations

«Immorale», «myope», «indifférente»: le vieux procès de la neutralité suisse
La neutralité helvétique est aujourd’hui au cœur de nombreux débats. J’en rappelais quelques enjeux dans mon article de la semaine dernière. Prenons maintenant un peu de hauteur historique pour rappeler que la Suisse n’a pas toujours été un îlot de paix au cœur de l’Europe. Et qu’il existe des précédents méconnus au moralisme anti-neutralité, qui ne sont pas sans ressembler à la situation actuelle.

Non, défendre la neutralité suisse ne fait pas de vous un agent du Kremlin
Alors que la votation du 27 septembre prochain sur l’initiative «Sauvegarder la neutralité suisse» approche, une offensive médiatique et politique se déploie pour assimiler ses défenseurs à des relais du Kremlin. L’image IA diffusée par l’élu suisse Philippe Nantermod (PLR) montrant Poutine embrasser la Suisse en est l’illustration. Derrière la dénonciation de l’«ingérence russe», se joue un débat plus profond, celui de la crédibilité de la neutralité helvétique depuis 2022 et du droit de critiquer le narratif dominant sans être taxé de pro-Poutine.

Ce que la votation du 14 juin dit de nos fantasmes
Les «pour» et les «contre» l’initiative «Pas de Suisse à dix millions» échangent dans les médias des arguments rationnels, des chiffres, des prévisions, des hypothèses d’avenir. C’est le jeu. Un peu court. Le sujet est aussi émotionnel. Normal, puisque l’on parle de notre pays, de notre futur, de la vie promise à nos enfants. Comment démêler ces pulsions intimes?

Jusqu’où la Suisse peut-elle absorber la croissance de sa population?
Michel Vonlanthen réagit à l’article de Jacques Pilet «Trop d’étrangers? Vieux débat… sur l’avenir». En prévision de la votation du 14 juin prochain sur l'initiative populaire «Pas de Suisse à 10 millions!», il analyse les tensions liées à la croissance démographique en Suisse et interroge le rôle des dynamiques économiques dominantes dans l’accélération de cette évolution. Sans remettre en cause les principes d’accueil, il appelle à une réflexion sur la manière de concilier développement, qualité de vie et capacités réelles du pays.

Qui a des droits et qui n’en a pas, la démocratie à géométrie variable
Les votations cantonales vaudoises en matière de droits politiques, notamment pour les résidents étrangers, soulèvent des questions allant bien au-delà des frontières cantonales et nationales. Qu’est-ce qu’une communauté? Qui a le droit d’en faire partie? Qui en est exclu? Est-ce la raison et la logique ou bien plutôt les affects qui permettent d’en décider?

Identité numérique: souveraineté promise, réalité compromise?
Le 28 septembre 2025, la Suisse a donné – de justesse – son feu vert à la nouvelle identité numérique étatique baptisée «swiyu». Présentée par le Conseil fédéral comme garantissant la souveraineté des données, cette e-ID suscite pourtant de vives inquiétudes et laisse planner la crainte de copinages et pots de vin. Quatre recours en justice ont été déposés pour atteinte au principe de neutralité en raison du soutien d’entreprises privées et semi-privées au camp du «oui».

L’identité numérique, miracle ou mirage?
Le 28 septembre, les Suisses se prononceront à nouveau sur l’identité numérique (e-ID). Cette fois, le Conseil fédéral revient avec une version révisée, baptisée «swiyu», présentée comme une solution étatique garantissant la souveraineté des données. Mais ce projet, déjà bien avancé, suscite des inquiétudes quant à son coût, sa gestion, son manque de conscience écologique et ses implications pour la vie privée. A l’approche de la votation, les questionnements s’intensifient.

Que me vaut la SSR?
La Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) est sous pression. Après le rejet en 2018 de l’initiative No-Billag, ses détracteurs sont revenus à la charge avec l’initiative populaire «200 francs ça suffit! (initiative SSR)», déposée en août 2023. Les partis se préparaient à un débat sur le fond, et à la confection d’un éventuel contre-projet en vue d’une votation prévue pour 2026. Le Conseil fédéral les a pris de court en annonçant le 19 juin dernier un contre-projet au niveau de l’ordonnance.

La démocratie, oui… si elle convient
Le site Infosperber a publié provocante réflexion de Walter Langenegger, ex-chef de la rubrique suisse au « St.Galler Tagblatt » et chef de la communication de la ville de Berne. Selon lui, lorsque des intérêts particuliers priment sur la volonté populaire et la Constitution au Parlement, les valeurs démocratiques sont mises de côté. Citation.
Le couscous calme la douleur de Jacques-André qui retrouve de l’assurance
Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Une conseillère fédérale socialiste est contre la 13ème rente AVS, un conseiller aux Etats, également du PS, est pour… Jacques-André se sent tiraillé entre plusieurs tendances politiques. Il ne sait pas non plus que penser de la révolte des paysans français et s’interroge: «Sont-ils de droite ou de gauche?» Il aurait bien posé la question à Kevin, mais Prune a quitté son amant agriculteur. Heureusement, il y a Dolores…

«2024 sera une année clé pour les retraites!»
Cette année le peuple suisse aura à se prononcer sur plusieurs textes qui concernent la politique sociale du pays. Nous faisons le point avec Pietro Boschetti, historien et journaliste, auteur d’un petit livre rigoureux, qui permet de bien comprendre notre système de retraites.

Il ne suffit pas d’une bûche pour être heureuse, constate Prune
Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Entre son amant agriculteur et elle, il y a quelques différences de sensibilité, notamment en ce qui concerne le réchauffement climatique et la condition animale. Pour Noël, Prune a réalisé une œuvre d’art pour chaque membre de sa famille alors que pour la première fois son père, Jacques-André, est absent, en voyage avec son amante. Du coup, Nadège a brûlé la dinde; un acte peut-être symbolique…

Bien que progressiste, Jacques-André a peur des vaches
Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Victime d’une infection sexuellement transmissible, Jacques-André est allé manifester le jour de la Grève des femmes. Il espère toujours reconquérir le cœur de Nadège, son épouse. En attendant, il se fait du souci pour Simon-Pierre, lequel, en deuil de Silvio Berlusconi, accuse son père d’être un conservateur assis sur ses privilèges petits-bourgeois. «Mais non, je suis de gauche», plaide Jacques-André.

Nadège cherche à symboliser la virilité en danger
Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Des images fortes s’imposant à son esprit, elle en cherche le sens. Le Cervin est-il toujours réel ou a-t-il été remplacé par une miniature? Il faut dire que Nadège n’est pas très bien entourée dans sa famille. Son mari et son fils ne sont pas des modèles de virilité, contrairement à son frère qui, lui, est alcoolique. Elle compte sur sa fille pour ramener à la maison un homme, un vrai.

Les vieux désespèrent Simon-Pierre, même lorsqu’ils meurent
Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Pour le fils de Jacques-André et de Nadège, rien ne va plus. La glorification de certains morts l’affecte, comme l’affectent les comportements décadents des membres de sa famille. En plus, avec les White Falcons, c'est la débandade...

Jacques-André découvre qu’il est cocu de plusieurs manières
Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// L’infidélité de Nadège plonge Jacques-André dans le désespoir. Du coup, même ses convictions politiques s’en trouvent ébranlées. Comment va-t-il surmonter cette crise tout à la fois idéologique et conjugale? En votant comme la droite? En étudiant le Kamasutra? Il n’est décidément pas facile de rester un homme de gauche quand votre femme vous trompe avec un racisé.


