Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Victime d’une infection sexuellement transmissible, Jacques-André est allé manifester le jour de la Grève des femmes. Il espère toujours reconquérir le cœur de Nadège, son épouse; y parviendra-t-il? En attendant, il se fait du souci pour Simon-Pierre, lequel, en deuil de Silvio Berlusconi, accuse son père d’être un conservateur assis sur ses privilèges petits-bourgeois. «Mais non, je suis de gauche», plaide Jacques-André.
Jacques-André Schinken est professeur d’histoire-géographie, il vote socialiste, il a 56 ans. Nadège Pochon est psychologue, elle vote Vert Libéral, elle a 55 ans. Ils ont deux enfants, Simon-Pierre, 21 ans, étudiant en droit, et Prune, 19 ans, artiste.
J’ai très peur des chiens. Enfant, j’ai été mordu par celui de notre voisin, un méchant caniche – le chien, pas le voisin – qui m’attendait tous les jours à mon retour de l’école. Il avait des yeux cruels et un sourire narquois – le voisin, pas le chien. A la retraite, il passait son temps à terroriser les enfants du quartier. Enfin, surtout moi; les autres gamins lui jetaient des cailloux – au chien et au voisin. Le fait qu’il y ait de plus en plus de chiens dans le canton de Vaud n’est vraiment pas fait pour me rassurer.
Ma gonorrhée me fait souffrir tant physiquement que mentalement. «Ne me dis pas que c’est ta première chaude-pisse», a rigolé Jean-Michel, mon beau-frère. Eh bien oui, c’est la première fois que je suis victime d’une IST et c’est de sa faute. Il m’a emmené dans un endroit dégoûtant où j’ai offert du champagne à des jeunes filles très maquillées. Ça m’a coûté très cher et une de ces dévergondées a mis mon sexe dans sa bouche. J’ai honte, Nadège ne va jamais me réaccueillir dans son lit. C’est horrible!






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